TruthArchive.ai - Tweets Saved By @CaronAymericoff

Saved - August 17, 2024 at 9:14 PM
reSee.it AI Summary
Des centaines de colons israéliens attaquent le village de Jit, incendiant des maisons et des propriétés palestiniennes, tandis que les forces israéliennes restent inactives. Un civil palestinien a été tué en tentant de protéger sa maison. Le président israélien, qui avait précédemment justifié les souffrances à Gaza, a qualifié cette attaque de « pogrom ».

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

« Des centaines de colons israéliens attaquent actuellement le village de Jit, à l'est de Qalqilia en Cisjordanie. Les colons incendient les maisons et les propriétés palestiniennes tandis que les forces d'occupation israéliennes à proximité n'interviennent pas. Les colons ont tué un civil palestinien qui tentait de protéger sa maison. » Le président israélien, qui avait légitimé les souffrances endurées par les civils à Gaza, vient cette fois de qualifier de « pogrom » l’attaque menée par ces colons israéliens contre des Palestiniens en Cisjordanie.

@gazanotice - Gaza Notifications

Hundreds of Israeli settlers are currently attacking the village of Jit, east of Qalqilia in the West Bank. The settlers are setting Palestinian homes and properties on fire while Israeli occupation forces nearby do not intervene.. The settlers have killed one Palestinian civilian who was trying to protect his home.

Saved - March 22, 2024 at 4:14 PM

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

Enfant de Gaza.

@ShaykhSulaiman - Sulaiman Ahmed

CHILD OF GAZA DON’T LOOK AWAY https://t.co/ZOYw6XPhoV

Saved - February 20, 2024 at 9:51 AM
reSee.it AI Summary
The French news broadcasts show little interest in the plight of Palestinians in Gaza, dedicating very little airtime to the issue. These heartbreaking testimonies from doctors and a nurse who have returned from Gaza are essential to understanding the horror experienced by over 2 million children, women, and men. Tens of thousands have already been killed by the Israeli army in the past four months. Don't look away. Don't cover your ears. Watch. Listen. Share.

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

Le sort des Palestiniens de #Gaza n’intéresse pas les JT français, qui n’y consacrent presque aucun temps d’antenne. Ces témoignages de plusieurs médecins et d’une infirmière de retour de Gaza, poignants, sont indispensables pour comprendre l’horreur vécue par plus de 2 millions d’enfants, de femmes et d’hommes dont plusieurs dizaines de milliers ont déjà été tués par l’armée israélienne ces 4 derniers mois. Ne détournez pas les yeux. Ne vous bouchez pas les oreilles. Regardez. Écoutez. Partagez.

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

15 minutes. Prenez 15 minutes pour regarder cette vidéo et comprendre ce que subissent les Palestiniens de #Gaza depuis plus de 4 mois. Des médecins et une infirmière ayant travaillé en mission humanitaire sur place décrivent ce qu’ils ont vu dans leur hôpital. Leurs témoignages sont bouleversants. Ils racontent l’horreur infligée aux civils, majoritairement des enfants et des femmes. Regardez et diffusez. Le massacre doit cesser. #genocide

Video Transcript AI Summary
Since my return, I feel like I'm in a crazy world, having to explain that people are dying. In 2024, with social media and the media, I have to say that there are children dying. I appeal to all of you who can do something, we need to stop this. It's already too late, even if we stop today, it's already too late. Patients arrive already dead on stretchers carried by their families. We've had patients arrive on carts pulled by donkeys because there's no more fuel to transport the dead or because the ambulance drivers are too scared to move in certain areas. We've had patients arrive already dead, and families bring their deceased loved ones. The mortality rate is high, and the lack of resources is a problem. We need to talk about the indirect victims, the lack of means, and the healthcare workers who are also grieving. The children in Gaza are suffering physically and psychologically, and it's heartbreaking to see them play amidst death. We need to do something for the hospitals and especially for the children. It should be the limit for any human being to doubt the innocence of a child. Is it normal that a seven-year-old is paralyzed because of a bullet? Is it normal that a diabetic mother's baby dies because she couldn't receive treatment? We need to open our eyes and acknowledge the inhumanity of it all.
Full Transcript
Speaker 0: Depuis mon retour j'ai l'impression d'être dans un monde de fou, de devoir expliquer qu'il y a des gens qui meurent. En deux-mille-vingt-quatre, il y a des réseaux sociaux, il y a des médias et de devoir dire qu'il y a des enfants, oui man, tu es sûr que tu as vu des enfants mourir Oui, j'ai moi-même aidé à extraire des balles de tête d'enfants de visage d'enfants. J'en appelle à vous tous, à tous ceux qui peuvent faire quelque chose, il faut arrêter ça. Il faut arrêter ça. Parce que c'est déjà trop tard, même en arrêtant aujourd'hui, là, c'est déjà trop tard. J'ai eu quotidiennement des patients arrivés déjà morts sur des civière portées par leurs familles. J'ai eu des patients arrivés sur des charrettes tirées à dos d'âne parce qu'il n'y a plus d'essence pour amener les morts ou parce que les ambulanciers ne n'ont trop peur de se déplacer dans certaines zones. J'ai déjà eu un âne arrivé qui est mort devant les urgences parce qu'on lui a tiré dessus sur le trajet et donc les patients qui arrivent déjà morts, on en a tous les jours. C'est-à-dire que les les familles vous amènent leurs proches décédés. Je parle également d'enfants, mais ils n'y croient pas, mais qui vous l'amènent quand même. Il est souvent décédé dans la nuit, il ne nous l'amène pas dans la minute. Et il est déjà froid, c'est déjà un cadavre, pas d'autres termes, il faut dire les choses comme je les ai ressenties et on vous regarde. Et comme vous êtes la seule étrangère du service, on estime que vous avez peut-être des compétences à pouvoir réanimer meilleur que celles de leurs médecins locaux. Et non, vous annoncez qu'il est mort et qu'on ne va rien faire qu'il reparte avec en hurlant, mais toujours en vous respectant. Donc ça, c'est pour la partie pré matinale parce qu'ils ne se déplacent pas la nuit, ils ont très peur de se déplacer la nuit. Et ensuite la journée donc commencé à peu près au lever du soleil et elle s'est, elle, elle était très intense puisqu'on essayait de travailler avec, en soignant les enfants. Beaucoup beaucoup beaucoup de plaies de la face, beaucoup de d'exorbitation, un deuil qui n'existe même plus, de plaies de la tête, de la face, de l'abdomen. Comme l'a dit Schems, ils savent où viser. Speaker 1: Je voudrais quand même signaler que cette guerre contre les civils, elle n'est pas par hasard et c'est une volonté préméditée d'attaquer les civils. Ce n'est pas du tout une attaque parce qu'on cherchait des terroristes et qu'au par hasard, par erreur, on touchait les civils, mais vraiment on visait les civils, on vise à détruire les hôpitaux pour détruire les infrastructures palestiniennes pour rendre au Gaza comme un territoire impossible à vivre, pour que les gens puissent par la suite fuir soit maintenant soit plus tard car le territoire de Gaza ne sera pas, ne permet pas une vie normale. Speaker 2: On n'a jamais soigné, on n'a jamais vu un combattant et je vous parle sous contrôle de mes de mes deux collègues et des autres aussi. On n'a jamais et on s'est déplacé librement sur la route on n'a jamais été arrêté, il y a une présence policière certes mais très très très discrète mais pas de combat. Speaker 0: Quand j'allais en réanimation voir où en était le patient qu'on avait apporté dans la matinée, qu'on avait, pardon, qu'on avait transpiré dans la matinée et neuf fois sur dix, il était déjà décédé ou décédé le lendemain, effectivement le taux de mortalité est fou. On pourrait se demander pourquoi puisqu'on a réussi à le réanimer aux urgences mais les moyens ne suivent pas. Speaker 2: On a visité les centres de soie au plus près des camps de réfugiés donc on a vu la boue, on a vu la douleur, on a vu les souffrances et oui avec des moyens qui sont quasi inexistants. Ils n'ont même pas de de de quoi ausculter une oreille, même pas de de d'autoscope, ils n'ont pas d'extros, ils n'ont pas de rien. Speaker 0: Ils essayent de faire du mieux qu'ils peuvent, ils ont une humanité et une dignité que je n'ai jamais rencontrée auparavant et je veux les saluer pour ça. Voilà, donc ça c'était un peu pour la partie médicale, ensuite pour la partie plus humaine, L'hôpital est un lieu de vie avec beaucoup beaucoup d'enfants qui n'ont plus de jeu du tout. Si c'était à refaire, je n'emmènerais pas de matériel médical puisque je n'ai été, l'impact a été beaucoup trop faible dans mes petites valises. J'amènerais du chocolat, du café, beaucoup plus de bonbons que les quatre kilos que j'ai emmenés et j'apporterai du sourire plus que du soin finalement en tant que tel puisque au final à quoi ça sert Ils sont tous amputés, ils finissent infectés, ils meurent. Donc autant apporter un peu de bonheur. Speaker 3: Des gens qui ne Speaker 1: sont pas comptabilisés dans les dans la guerre mais ils sont morts quand même, c'est les maladies chroniques, les mondialistes, c'est d'autres les autres maladies chroniques, le diabète et caetera qui sont pas du tout prises en charge, donc leur leur état se se dégrade et ils sont morts quand même. Donc il y a beaucoup plus de morts par maladie qui ne devait pas l'être que le lait que par la guerre elle-même. Aussi, il y a les maladies maintenant, troisième catégorie des maladies, c'est les maladies qui sont inventées par la guerre parce que la guerre, elle apporte beaucoup de mal, mais elle apporte aussi des maladies. Et la maladie de la guerre, c'est la pauvreté, la promiscuité, la sous-alimentation, le problème des femmes qui accouchent et les enfants qui rattrapent des maladies contagieuses, des bronchiolites, il y a un taux de mortalité très important aussi parmi eux, dû simplement aux pathologies qui sont nées à cause de la guerre. Donc, c'est, c'est, si on comptabilise tout ce monde-là, à moi, à mon avis, multiplier le chiffre de mort officielle par par trois ou par quatre. Speaker 0: On a aussi sélectionné aux urgences, on a sélectionné qui ont réanimé et qui ont laissé mourir sur un brancard ou ou par terre sur le côté. Donc il faut parler de ces victimes indirectes puisque ce monde de fou n'entend pas que les victimes directes soient des victimes. Il faut parler des victimes indirectes, il faut parler du manque de moyens, il faut parler des soignants aussi qui sont en deuil, qui font ce qu'ils peuvent, mais ils sont eux-mêmes en deuil. Ils ont tous perdu quelque chose, au minimum, au minimum leur maison, au minimum. Leur voiture, leur maison, leur train de vie, leur argent, tout ça. Et ensuite, ils ont perdu des collègues, c'est-à-dire qu'en réanimation, il y a les photos des collègues sur les murs. Ils ont perdu des proches, ils ont perdu leur voisinage, ils ont tout perdu et ils soignent quand même. Voilà, donc il faut il faut parler de tout ça. Speaker 2: Ce qui était le plus désolant moi je trouve c'est c'est c'est le regard des enfants, les enfants qu'ils attendent d'être consolés, d'être rassurés, d'être d'une protection, d'une présence des adultes, là où les adultes ne peuvent pas la donner. Ça c'était très désolant et on le voit autour de nous, ces enfants perdus. Speaker 3: Les enfants à Gaza, ils savent ce que c'est le bruit du f trente-cinq, ils arrivent à faire la différence avec le f seize, ils arrivent à faire la différence avec les missiles ou un tir de tank et ils arrivent à déterminer la distance parce que nous en fait quand on entendait un bruit, ça résonne l'effort au bloc opératoire, on avait en fait même les murs après on s'est habitué comme il l'a dit mon collègue, on s'est habitué à ces murs qui vibrent là comme ça et eux ils disent non t'inquiète pas c'est à 6 cents mètres, t'inquiète pas je sais pas par quel moyen ils arrivent à faire mais c'est on dirait qu'ils ont une expertise par rapport au bruit. En fait, en fonction du bruit, ils savent ce que c'est et à quelle distance. Et ça, ça m'a impressionné quoi. Enfin, c'est-à-dire que de voir des enfants qui parlent de ça. Speaker 0: Je me pose aussi la question de savoir quels adultes vont-ils devenir quand leur enfance aurait été bercé bien sûr par tout ça, mais aussi par les images que moi j'ai en tête où ils entraient beaucoup au déchocage parce qu'ils ont dû comprendre que cette pièce, on était toujours un peu très occupé et ils entraient et puis passaient entre les cadavres ou les personnes en train d'être réanimaux, des personnes qui n'allaient pas bien pour essayer d'attraper des gants, faire des ballons, essayer d'attraper des seringues et jouer avec l'eau dehors, l'eau depuis. Donc ces enfants vont se souvenir quand même et qu'ils ont joué au milieu de mort. J'ai très peur pour leur développement psychologique quand tout ça sera fini parce que tout ça se terminera. Comment vont-ils grandir Qu'est-ce qu'ils vont garder comme séquelles psychologiques Speaker 3: Il y a beaucoup de patients qui doivent revenir au bloc opératoire pour les changements de pansement qui ne peuvent se faire que sous anesthésie générale, donc on est obligé de les endormir c'est des pansements en fait qui sont très très douloureux. Et ça, c'est tous les quarante-huit heures et même avec les pansements, les changements de pansement toutes les quarante-huit heures, on arrive à avoir quand même en fait beaucoup d'infections et du coup après on est obligé par exemple pour les amputer de manquer un petit peu. C'est-à-dire que il y avait que la mi-jambe, la meurt après on passe à la mi-cuisse parce qu'en fait le moyen il est infecté. Et ça c'est un vrai problème, l'infection qui existe là-bas. Speaker 0: Il faudrait faire quelque chose pour cet hôpital et les autres d'ailleurs et ensuite et d'abord aussi surtout pour les enfants qui sont dans un état physique et psychologique catastrophique, mais qui ne les empêchent pas d'être adorables. C'est-à-dire qu'au moment du départ, quand on montait dans les minibus, une petite fille m'offre un bracelet. Je lui dis non, tu en as peut-être plus besoin que moi. Elle m'offre le bracelet et me demande de faire un message pour ma fille en me disant, c'est pour ta fille, elle avait retenu le prénom de ma fille et elle a fait une petite vidéo, elle dit, Maïssa, je t'offre ce bracelet, garde le précieusement, tu me le rendras quand vous aurez le droit de revenir. Speaker 4: Passe un message pour Aïsssa. Elle a dit qu'elle te connaît beaucoup grâce à moi, que j'ai beaucoup parlé de toi et qu'elle et qu'elle espère te rencontrer très vite. Donc Speaker 0: moi tous ces enfants-là, à un moment donné, ce monde doit ouvrir les yeux et se dire ok, il se passe ce qui se passe, moi je je n'ai pas les compétences politiques ou autres pour en discuter, mais il y a des enfants. Ça devrait être la limite de tout être humain en fait. Comment est-ce qu'on peut douter de l'innocence d'un enfant Je pose la question, comment peut-on, comment est-ce que je peux aujourd'hui venir devant vous et vous expliquer que ce n'est pas normal qu'un enfant de sept ans soit tétraplégique parce qu'il a reçu une balle dans les cervicales. Est-ce qu'il faut vraiment que j'étaye mon propos et que je vous dise que c'est inhumain. Je sais pas, je pose des questions. Est-ce que c'est normal qu'il faille que je vous dise que cette maman diabétique, son bébé est décédé et elle l'a suivie 24 heures plus tard, laissant orphelin de sa mère un enfant de quatre ans parce que cette guerre ne lui a pas permis de recevoir les traitements. Il faut que j'explique que c'est inhumain vraiment, c'est de devoir le faire vraiment depuis une semaine, depuis mon retour. Je me dis c'est, il y a quelque chose qui ou c'est moi qui ne vais pas bien ou il y a, il y a un problème quelque part. Barra qui est revenu de à l'AXA pleurait, il est rentré le samedi avant notre départ, il pleurait pourtant il est voilà, Il pleurait parce qu'il a, comme il dit, sauvé la vie d'un bébé de huit mois qui a eu les deux bras arrachés, il ne lui reste que la pince, c'est lui qui l'a opéré, il a dû lui amputer enfin, parce que comme c'est une explosion donc il ne faut pas ré l'appeler et amputer proprement. Mais elle n'a plus de famille et il pleurait, il me dit je lui ai sauvé la vie, mais est-ce que je lui ai vraiment sauvé la vie, elle n'a plus de famille à la personne. Cet enfant, elle a huit mois Et il pleurait, il me dit, en fait j'ai opéré parce qu'il y avait le le blog, il fallait le faire et puis après je me suis dit, mais qu'est-ce que j'ai fait J'aurais peut-être dû la laisser mourir.
Saved - February 19, 2024 at 5:12 AM
reSee.it AI Summary
Take 15 minutes to watch this video and understand the suffering of Palestinians in Gaza. Doctors and a nurse share heartbreaking testimonies of the horrors inflicted on civilians, mostly children and women. Spread the word, the massacre must stop.

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

15 minutes. Prenez 15 minutes pour regarder cette vidéo et comprendre ce que subissent les Palestiniens de #Gaza depuis plus de 4 mois. Des médecins et une infirmière ayant travaillé en mission humanitaire sur place décrivent ce qu’ils ont vu dans leur hôpital. Leurs témoignages sont bouleversants. Ils racontent l’horreur infligée aux civils, majoritairement des enfants et des femmes. Regardez et diffusez. Le massacre doit cesser. #genocide

Video Transcript AI Summary
Since my return, I feel like I'm in a crazy world, having to explain that people are dying. I've seen children die and have helped extract bullets from their heads. I appeal to everyone who can do something to stop this. Patients arrive already dead, carried by their families or on donkey-drawn carts because there is no fuel or ambulances are too scared to go to certain areas. The mortality rate is high, and the lack of resources leads to amputations and infections. The children in Gaza suffer physically and psychologically, and it's heartbreaking to see them play amidst death. The world needs to open its eyes and realize the inhumanity of it all.
Full Transcript
Speaker 0: Depuis mon retour j'ai l'impression d'être dans un monde de fou, de devoir expliquer qu'il y a des gens qui meurent. En deux-mille-vingt-quatre, il y a des réseaux sociaux, il y a des médias et de devoir dire qu'il y a des enfants, oui man, tu es sûr que tu as vu des enfants mourir Oui, j'ai moi-même aidé à extraire des balles de tête d'enfants de visage d'enfants. J'en appelle à vous tous, à tous ceux qui peuvent faire quelque chose, il faut arrêter ça. Il faut arrêter ça. Parce que c'est déjà trop tard, même en arrêtant aujourd'hui, là, c'est déjà trop tard. J'ai eu quotidiennement des patients arrivés déjà morts sur des civière portées par leurs familles. J'ai eu des patients arrivés sur des charrettes tirées à dos d'âne parce qu'il n'y a plus d'essence pour amener les morts ou parce que les ambulanciers ne n'ont trop peur de se déplacer dans certaines zones. J'ai déjà eu un âne arrivé qui est mort devant les urgences parce qu'on lui a tiré dessus sur le trajet et donc les patients qui arrivent déjà morts, on en a tous les jours. C'est-à-dire que les les familles vous amènent leurs proches décédés. Je parle également d'enfants, mais ils n'y croient pas, mais qui vous l'amènent quand même. Il est souvent décédé dans la nuit, il ne nous l'amène pas dans la minute. Et il est déjà froid, c'est déjà un cadavre, pas d'autres termes, il faut dire les choses comme je les ai ressenties et on vous regarde. Et comme vous êtes la seule étrangère du service, on estime que vous avez peut-être des compétences à pouvoir réanimer meilleur que celles de leurs médecins locaux. Et non, vous annoncez qu'il est mort et qu'on ne va rien faire qu'il reparte avec en hurlant, mais toujours en vous respectant. Donc ça, c'est pour la partie pré matinale parce qu'ils ne se déplacent pas la nuit, ils ont très peur de se déplacer la nuit. Et ensuite la journée donc commencé à peu près au lever du soleil et elle s'est, elle, elle était très intense puisqu'on essayait de travailler avec, en soignant les enfants. Beaucoup beaucoup beaucoup de plaies de la face, beaucoup de d'exorbitation, un deuil qui n'existe même plus, de plaies de la tête, de la face, de l'abdomen. Comme l'a dit Schems, ils savent où viser. Speaker 1: Je voudrais quand même signaler que cette guerre contre les civils, elle n'est pas par hasard et c'est une volonté préméditée d'attaquer les civils. Ce n'est pas du tout une attaque parce qu'on cherchait des terroristes et qu'au par hasard, par erreur, on touchait les civils, mais vraiment on visait les civils, on vise à détruire les hôpitaux pour détruire les infrastructures palestiniennes pour rendre au Gaza comme un territoire impossible à vivre, pour que les gens puissent par la suite fuir soit maintenant soit plus tard car le territoire de Gaza ne sera pas, ne permet pas une vie normale. Speaker 2: On n'a jamais soigné, on n'a jamais vu un combattant et je vous parle sous contrôle de mes de mes deux collègues et des autres aussi. On n'a jamais et on s'est déplacé librement sur la route on n'a jamais été arrêté, il y a une présence policière certes mais très très très discrète mais pas de combat. Speaker 0: Quand j'allais en réanimation voir où en était le patient qu'on avait apporté dans la matinée, qu'on avait, pardon, qu'on avait transpiré dans la matinée et neuf fois sur dix, il était déjà décédé ou décédé le lendemain, effectivement le taux de mortalité est fou. On pourrait se demander pourquoi puisqu'on a réussi à le réanimer aux urgences mais les moyens ne suivent pas. Speaker 2: On a visité les centres de soie au plus près des camps de réfugiés donc on a vu la boue, on a vu la douleur, on a vu les souffrances et oui avec des moyens qui sont quasi inexistants. Ils n'ont même pas de de de quoi ausculter une oreille, même pas de de d'autoscope, ils n'ont pas d'extros, ils n'ont pas de rien. Speaker 0: Ils essayent de faire du mieux qu'ils peuvent, ils ont une humanité et une dignité que je n'ai jamais rencontrée auparavant et je veux les saluer pour ça. Voilà, donc ça c'était un peu pour la partie médicale, ensuite pour la partie plus humaine, L'hôpital est un lieu de vie avec beaucoup beaucoup d'enfants qui n'ont plus de jeu du tout. Si c'était à refaire, je n'emmènerais pas de matériel médical puisque je n'ai été, l'impact a été beaucoup trop faible dans mes petites valises. J'amènerais du chocolat, du café, beaucoup plus de bonbons que les quatre kilos que j'ai emmenés et j'apporterai du sourire plus que du soin finalement en tant que tel puisque au final à quoi ça sert Ils sont tous amputés, ils finissent infectés, ils meurent. Donc autant apporter un peu de bonheur. Speaker 3: Des gens qui ne Speaker 1: sont pas comptabilisés dans les dans la guerre mais ils sont morts quand même, c'est les maladies chroniques, les mondialistes, c'est d'autres les autres maladies chroniques, le diabète et caetera qui sont pas du tout prises en charge, donc leur leur état se se dégrade et ils sont morts quand même. Donc il y a beaucoup plus de morts par maladie qui ne devait pas l'être que le lait que par la guerre elle-même. Aussi, il y a les maladies maintenant, troisième catégorie des maladies, c'est les maladies qui sont inventées par la guerre parce que la guerre, elle apporte beaucoup de mal, mais elle apporte aussi des maladies. Et la maladie de la guerre, c'est la pauvreté, la promiscuité, la sous-alimentation, le problème des femmes qui accouchent et les enfants qui rattrapent des maladies contagieuses, des bronchiolites, il y a un taux de mortalité très important aussi parmi eux, dû simplement aux pathologies qui sont nées à cause de la guerre. Donc, c'est, c'est, si on comptabilise tout ce monde-là, à moi, à mon avis, multiplier le chiffre de mort officielle par par trois ou par quatre. Speaker 0: On a aussi sélectionné aux urgences, on a sélectionné qui ont réanimé et qui ont laissé mourir sur un brancard ou ou par terre sur le côté. Donc il faut parler de ces victimes indirectes puisque ce monde de fou n'entend pas que les victimes directes soient des victimes. Il faut parler des victimes indirectes, il faut parler du manque de moyens, il faut parler des soignants aussi qui sont en deuil, qui font ce qu'ils peuvent, mais ils sont eux-mêmes en deuil. Ils ont tous perdu quelque chose, au minimum, au minimum leur maison, au minimum. Leur voiture, leur maison, leur train de vie, leur argent, tout ça. Et ensuite, ils ont perdu des collègues, c'est-à-dire qu'en réanimation, il y a les photos des collègues sur les murs. Ils ont perdu des proches, ils ont perdu leur voisinage, ils ont tout perdu et ils soignent quand même. Voilà, donc il faut il faut parler de tout ça. Speaker 2: Ce qui était le plus désolant moi je trouve c'est c'est c'est le regard des enfants, les enfants qu'ils attendent d'être consolés, d'être rassurés, d'être d'une protection, d'une présence des adultes, là où les adultes ne peuvent pas la donner. Ça c'était très désolant et on le voit autour de nous, ces enfants perdus. Speaker 3: Les enfants à Gaza, ils savent ce que c'est le bruit du f trente-cinq, ils arrivent à faire la différence avec le f seize, ils arrivent à faire la différence avec les missiles ou un tir de tank et ils arrivent à déterminer la distance parce que nous en fait quand on entendait un bruit, ça résonne l'effort au bloc opératoire, on avait en fait même les murs après on s'est habitué comme il l'a dit mon collègue, on s'est habitué à ces murs qui vibrent là comme ça et eux ils disent non t'inquiète pas c'est à 6 cents mètres, t'inquiète pas je sais pas par quel moyen ils arrivent à faire mais c'est on dirait qu'ils ont une expertise par rapport au bruit. En fait, en fonction du bruit, ils savent ce que c'est et à quelle distance. Et ça, ça m'a impressionné quoi. Enfin, c'est-à-dire que de voir des enfants qui parlent de ça. Speaker 0: Je me pose aussi la question de savoir quels adultes vont-ils devenir quand leur enfance aurait été bercé bien sûr par tout ça, mais aussi par les images que moi j'ai en tête où ils entraient beaucoup au déchocage parce qu'ils ont dû comprendre que cette pièce, on était toujours un peu très occupé et ils entraient et puis passaient entre les cadavres ou les personnes en train d'être réanimaux, des personnes qui n'allaient pas bien pour essayer d'attraper des gants, faire des ballons, essayer d'attraper des seringues et jouer avec l'eau dehors, l'eau depuis. Donc ces enfants vont se souvenir quand même et qu'ils ont joué au milieu de mort. J'ai très peur pour leur développement psychologique quand tout ça sera fini parce que tout ça se terminera. Comment vont-ils grandir Qu'est-ce qu'ils vont garder comme séquelles psychologiques Speaker 3: Il y a beaucoup de patients qui doivent revenir au bloc opératoire pour les changements de pansement qui ne peuvent se faire que sous anesthésie générale, donc on est obligé de les endormir c'est des pansements en fait qui sont très très douloureux. Et ça, c'est tous les quarante-huit heures et même avec les pansements, les changements de pansement toutes les quarante-huit heures, on arrive à avoir quand même en fait beaucoup d'infections et du coup après on est obligé par exemple pour les amputer de manquer un petit peu. C'est-à-dire que il y avait que la mi-jambe, la meurt après on passe à la mi-cuisse parce qu'en fait le moyen il est infecté. Et ça c'est un vrai problème, l'infection qui existe là-bas. Speaker 0: Il faudrait faire quelque chose pour cet hôpital et les autres d'ailleurs et ensuite et d'abord aussi surtout pour les enfants qui sont dans un état physique et psychologique catastrophique, mais qui ne les empêchent pas d'être adorables. C'est-à-dire qu'au moment du départ, quand on montait dans les minibus, une petite fille m'offre un bracelet. Je lui dis non, tu en as peut-être plus besoin que moi. Elle m'offre le bracelet et me demande de faire un message pour ma fille en me disant, c'est pour ta fille, elle avait retenu le prénom de ma fille et elle a fait une petite vidéo, elle dit, Maïssa, je t'offre ce bracelet, garde le précieusement, tu me le rendras quand vous aurez le droit de revenir. Speaker 4: Passe un message pour Aïsssa. Elle a dit qu'elle te connaît beaucoup grâce à moi, que j'ai beaucoup parlé de toi et qu'elle et qu'elle espère te rencontrer très vite. Donc Speaker 0: moi tous ces enfants-là, à un moment donné, ce monde doit ouvrir les yeux et se dire ok, il se passe ce qui se passe, moi je je n'ai pas les compétences politiques ou autres pour en discuter, mais il y a des enfants. Ça devrait être la limite de tout être humain en fait. Comment est-ce qu'on peut douter de l'innocence d'un enfant Je pose la question, comment peut-on, comment est-ce que je peux aujourd'hui venir devant vous et vous expliquer que ce n'est pas normal qu'un enfant de sept ans soit tétraplégique parce qu'il a reçu une balle dans les cervicales. Est-ce qu'il faut vraiment que j'étaye mon propos et que je vous dise que c'est inhumain. Je sais pas, je pose des questions. Est-ce que c'est normal qu'il faille que je vous dise que cette maman diabétique, son bébé est décédé et elle l'a suivie 24 heures plus tard, laissant orphelin de sa mère un enfant de quatre ans parce que cette guerre ne lui a pas permis de recevoir les traitements. Il faut que j'explique que c'est inhumain vraiment, c'est de devoir le faire vraiment depuis une semaine, depuis mon retour. Je me dis c'est, il y a quelque chose qui ou c'est moi qui ne vais pas bien ou il y a, il y a un problème quelque part. Barra qui est revenu de à l'AXA pleurait, il est rentré le samedi avant notre départ, il pleurait pourtant il est voilà, Il pleurait parce qu'il a, comme il dit, sauvé la vie d'un bébé de huit mois qui a eu les deux bras arrachés, il ne lui reste que la pince, c'est lui qui l'a opéré, il a dû lui amputer enfin, parce que comme c'est une explosion donc il ne faut pas ré l'appeler et amputer proprement. Mais elle n'a plus de famille et il pleurait, il me dit je lui ai sauvé la vie, mais est-ce que je lui ai vraiment sauvé la vie, elle n'a plus de famille à la personne. Cet enfant, elle a huit mois Et il pleurait, il me dit, en fait j'ai opéré parce qu'il y avait le le blog, il fallait le faire et puis après je me suis dit, mais qu'est-ce que j'ai fait J'aurais peut-être dû la laisser mourir.
Saved - February 1, 2024 at 7:08 PM
reSee.it AI Summary
"Born amidst the horrors of war in Gaza, the one-month-old baby lying in the incubator has never been embraced by a father or mother. She was born by cesarean section after her mother, Hanna, was killed by an Israeli airstrike. According to UNICEF, there are now 19,000 orphaned or completely alone children in Gaza, with no adult to care for them. These staggering numbers add to the over 10,000 officially killed children, and the thousands more severely injured, amputated, or disabled for life. Who dares to say that we talk about it too much? It is precisely the opposite."

@CaronAymericoff - Aymeric Caron

« Née sous les horreurs de la guerre à Gaza, la petite fille d’un mois qui est couchée dans la couveuse n’a jamais été enlacée par un père ou une mère. Elle est née par césarienne après que sa mère, Hanna, a été tuée par une frappe aérienne israélienne ». D’après l’UNICEF, 19 000 enfants de Gaza sont aujourd’hui orphelins ou entièrement seuls, sans le moindre adulte pour veiller sur eux. Ces chiffres sont sidérants. Ils s’ajoutent aux plus de 10 000 enfants officiellement tués. Et aux milliers d’autres gravement blessés, amputés, handicapés à vie. Qui ose dire qu’on en parle trop? C’est précisément l’inverse.

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