reSee.it - Tweets Saved By @fredbascunana

Saved - October 11, 2023 at 10:58 PM
reSee.it AI Summary
Is France becoming an ultraliberal economy? The country is increasingly deregulating finance, privatizing public monopolies, limiting state spending, and eroding social protection. However, France still maintains a safety net to prevent citizens from falling into poverty. While the country experiences occasional government interventions during economic crises, they are considered temporary exceptions. Despite these interventions, the dismantling of labor rights, privatizations, and continuous expansion of free trade define France's inexorable path towards ultraliberalism. The French social protection system is a concession to the principles of equality and fraternity, but the goal of ultraliberalism is to perpetuate itself while avoiding societal unrest.

@fredbascunana - Le Parrhésiaste -Frédéric Jean-Marie Bascuñana🇫🇷

La France est-elle aujourd’hui une économie ultralibérale ? "Nous allons montrer que la France ressemble de plus en plus à une économie ultralibérale. La finance est dérégulée, les monopoles publics naturels sont peu à peu privatisés, l’État limite ses dépenses pour limiter son impact (hors crise du Covid bien évidemment). La protection sociale de chacun est aussi rognée par l’État depuis 3 ans (droit du travail, réformes de l’assurance chômage, des retraites, gel des pensions, reste à charge de plus en plus élevé pour l’Assurance maladie et l’hôpital public). Les entreprises de services publics sont peu à peu émiettées, affaiblies, privatisées (Santé, SNCF, EDF, la Poste, les aéroports, etc.). L’État stratège a disparu, toute politique industrielle étant interdite par l’Union européenne au nom de la concurrence. Il est communément admis que les impôts des entreprises doivent être le plus bas possible, et ils baissent (le taux d’impôt sur les bénéfices est passé de 50 % à 28 % et le total des autres impôts payés par les entreprises baissent globalement). Le marché du travail est de plus en plus dérégulé. Le libre-échange se généralise avec le monde entier. Même les marchés publics payés avec les impôts des Français sont ouverts aux entreprises du monde entier, produisant là où elles le souhaitent. La liberté de circulation des capitaux, des personnes, des services et des biens est presque totale depuis l’Acte unique de 1985 impulsé par Jacques Delors. Cependant, il reste une différence avec l’ultralibéralisme pur. Le peuple français dont la devise est « Liberté, égalité, fraternité » supporte mal que des citoyens soient précipités dans la misère, faute d’emploi et de revenu. Aussi, le filet de protection sociale permet d’éviter l’abîme, contrairement aux préconisations de l’ultralibéralisme le plus pur : allocations-chômage de 60 % du salaire net, RSA ou revenu de solidarité active de 550 euros pour ceux qui n’ont plus du tout de revenu, revenu minimum vieillesse de 900 euros, allocations familiales. Un filet de protection social minimal donnant un revenu aux indigents est défendu par un des penseurs les plus célèbres de l’ultralibéralisme, Frederik Hayek, avec comme justification : « ne serait-ce que dans l’intérêt de ceux qui entendent être protégés contre les réactions de désespoir des nécessiteux ». Autre exception à l’ultralibéralisme : en cas de crise économique et financière grave comme en 2000, 2008 ou en 2020, l’État intervient dans la sphère économique et sociale, pour sauver de la destruction les banques, les entreprises et empêcher l’appauvrissement des individus qui s’ensuivrait. Les politiques, même ultralibéraux, sont confrontés au réel contrairement aux théoriciens de l’économie. Cependant, ces interventions sont toujours considérées comme des exceptions temporaires. Elles sont étrangement de plus en plus lourdes à chaque fin de cycle économique. Les théoriciens ultralibéraux rejettent un peu hypocritement la faute de ces crises sur des interventions de l’État, alors qu’il est évident que la crise de 2008 a été causée par une déréglementation excessive des prêts immobiliers américains et du secteur bancaire voulue par ces mêmes ultralibéraux. Hors de ces deux exceptions, les détricotages du droit du travail par François Hollande puis Emmanuel Macron, la nouvelle réforme des retraites, le détricotage des services publics, les privatisations sans fin, le libre-échange sans cesse généralisé, les déréglementations successives définissent bien une économie qui roule inexorablement vers l’ultralibéralisme. La protection sociale à la française est simplement la concession de l’ultralibéralisme à une République dont l’égalité et la fraternité sont des principes fondateurs. L’objectif de l’ultralibéralisme est ici de se perpétuer en évitant une explosion de colère de la société." Murer, Philippe . Sortir du capitalisme du désastre (French Edition) (pp. 25-27). Édition du Kindle.

Saved - October 11, 2023 at 9:57 PM
reSee.it AI Summary
Milton Friedman, founder of the Chicago School, was a critic of state intervention and Keynesian economic policies. He revived the theory of monetary quantity, stating that inflation is caused by an increase in the money supply. He emphasized the need to combat inflation and recommended reducing the money supply and increasing interest rates. Friedman's ideas influenced the policies of Paul Volcker, who successfully reduced inflation in the 1980s. Friedman also criticized public intervention, arguing that it is often too slow and ineffective. He introduced the concept of a natural rate of unemployment, influenced by factors such as monopolistic practices and wage demands. Despite criticism, Friedman's theories emerged in a time dominated by Keynesianism.

@fredbascunana - Le Parrhésiaste -Frédéric Jean-Marie Bascuñana🇫🇷

Trouvé sur le site du ministère de l'économie et des finances (sic) : Milton Friedman : Fondateur de l’ « École de Chicago », Milton Friedman (1912-2006), a été un critique virulent de l’interventionnisme étatique et des politiques économiques keynésiennes. Conseiller du président Nixon à la fin des années 1960, on lui reproche d’avoir été l’inspirateur en économie, avec ses disciples ultralibéraux surnommés les « Chicago Boys », du dictateur chilien Augusto Pinochet. Il a reçu le prix Nobel d’Economie en 1976 pour « ses découvertes dans le champ de l’analyse de la consommation, de l’histoire et de la théorie monétaire et pour sa démonstration de la complexité des politiques de stabilisation monétaire. »La théorie quantitative de la monnaie Friedman est le père du courant « monétariste » et a notamment réactivé la théorie quantitative de la monnaie. Selon celle ci, c’est l’augmentation de la masse monétaire qui est la cause unique de la hausse des prix : « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production », écrit-il en 1970. Son analyse s’inscrit alors dans un contexte de cette époque marquée par une forte inflation les pays occidentaux. Surtout Friedman permet d’expliquer le phénomène de « stagflation » (croissance faible et inflation forte) auquel sont confrontés les pays occidentaux dans les années 1970, notamment suite aux chocs pétroliers de 1973 et 1979. Il ne suffit pas d’abaisser les taux d’intérêt (ce qui augmente en retour l’inflation) pour relancer l’investissement et la croissance. Dès lors Friedman recommande en premier lieu de lutter contre l’inflation, phénomène qu’il juge dangereux et sans aucun bienfait à terme pour le fonctionnement de l’économie, en réduisant la masse monétaire et en augmentant les taux d’intérêt. C’est cette politique qui sera menée par Paul Volcker, à la tête de la FED à partir de 1979 et qui parvient à diminuer l’inflation de 13,5 % (en 1981) à 3,2 % en 1983. La critique de l’interventionnisme public Concernant la consommation, Milton Friedman a formulé l’ « hypothèse du revenu permanent » qui postule que les agents économiques agissent, non pas seulement en fonction de leur revenu disponible, mais en fonction du revenu futur qu’ils anticipent. Celui-ci étant relativement stable, ce phénomène tend à lisser l’évolution de la consommation et à la rendre moins sensible, d’une part aux évolutions de la conjoncture, d’autre part aux politiques de relance préconisées par Keynes. Par ailleurs Friedman que toute intervention publique conjoncturelle est vouée à être trop tardive, du fait de la lenteur inhérente aux prises de décisions publiques et du caractère retardé de leurs effets. Dès lors toute politique de relance risque d’alimenter une surchauffe et d’aggraver la crise.Le taux de chômage naturel A propos du chômage, Friedman a développé l’idée d’un taux de chômage naturel : l’offre du travail et la demande se rencontrent en un point qui n’est pas toujours atteint car certaines entreprises monopolistiques vont profiter de leur position pour proposer des salaires trop bas, tandis que certains travailleurs exigeront des salaires trop élevés (par choix personnel en fonction de leur salaire de réserve, du fait des exigences syndicales ou encore à cause d’un salaire minimum fixé par l’Etat). Plus ces phénomènes sont marqués, plus le taux de chômage naturel est élevé. Si Milton Friedman est aujourd’hui critiqué comme l’un des apôtres du « laissez-faire » qui domine les politiques économiques contemporaines, il est important de rappeler qu’il a développé ses théories dans un contexte où le keynésianismeétait le courant de pensée très largement dominant. Source : https://economie.gouv.fr/facileco/milton-friedman

Saved - September 30, 2023 at 2:02 PM

@fredbascunana - Le Parrhésiaste -Frédéric Jean-Marie Bascuñana🇫🇷

Gilles Kepel : 40 ans de travail de fond, précis et acharné, sur les logiques communautaires à l’œuvre dans les banlieues et cathalisées par l’islam radical. Résultat : menacé d’assassinat et bien sûr, viré de l’Université. La lâcheté de nos édiles est un collaborationnisme.

Saved - June 2, 2023 at 2:29 PM

@fredbascunana - Le Parrhésiaste (Fred) 💙🤍❤️

Tout est parfaitement dit, avec une lucidité saisissante, dans cette réflexion prémonitoire du philosophe Allemand Günther Anders, dans son ouvrage, « L’obsolescence de l’homme », en 1956. « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière…

View Full Interactive Feed