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À titre de DEVOIR DE MÉMOIRE, voici des articles du Journal de Montréal et du Journal de Québec qui ont disparus officiellement, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus accessibles sur le site internet respectif de ces journaux. Je posterai sur ce fil le contenu de chaque article suivi d’un lien de sauvegarde pour le consulter. N’ayant pas un compte très visible sur Twitter, il m’est difficile de donner de la visibilité à ce fil, alors je remercie à l’avance ceux qui tomberont sur ce fil et qui le partageront en grand nombre, je l’espère ! Si un article n’apparaît pas dans la liste qui va suivre, vous pouvez me contacter, je l’ajouterai avec plaisir à la suite dans le présent fil. Voici la liste non exhaustive des articles qui ont été retirés : [001] 2022-02-02 Taxe antivax: Caillou a encore gagné! de RICHARD MARTINEAU [002] 2022-01-29 Les antivaccins, une minorité mondiale nuisible de LOÏC TASSÉ [003] 2022-01-27 Non-vaccinés: au Québec, on est bonasse! de RICHARD MARTINEAU [004] 2022-01-25 Jusqu'où accommoder les non-vaccinés? de JOSÉE LEGAULT [005] 2022-01-14 Les antivax, une vraie secte de THOMAS MULCAIR [006] 2022-01-13 Oui à une taxe pour emmerder les non-vaccinés de RICHARD MARTINEAU [007] 2022-01-06 La vaccination est la seule porte de sortie de RICHARD MARTINEAU [008] 2021-11-30 Les antivax sont des dangers publics de RICHARD MARTINEAU [009] 2021-11-28 Le vaccin, ce sauveur de KARINE GAGNON [010] 2021-11-21 Encore trop de non-vaccinés de KARINE GAGNON [011] 2021-11-18 La normalisation inquiétante de la folie de JOSÉE LEGAULT [012] 2021-10-31 Retour à la vie normale de KARINE GAGNON [013] 2021-10-28 Pauvres infirmiers antivax, bou, hou, hou! de RICHARD MARTINEAU [014] 2021-10-15 Les combattants imposteurs de MARIO DUMONT [015] 2021-10-14 La victoire des coucous de RICHARD MARTINEAU [016] 2021-10-13 La tempête (malheureusement) parfaite de JOSÉE LEGAULT [017] 2021-10-12 TRISTE, ces récalcitrants de la santé de DENISE BOMBARDIER [018] 2021-10-01 Les complotistes sont des fanatiques religieux de GENEVIÈVE PETTERSEN [019] 2021-09-29 Discuter avec un antivax? Une perte de temps... de RICHARD MARTINEAU [020] 2021-09-28 À la guerre comme à la guerre de DENISE BOMBARDIER [021] 2021-09-25 Les antivax font peur de DENISE BOMBARDIER [022] 2021-09-24 Il faut faire la guerre aux antivax de DENISE BOMBARDIER [023] 2021-09-23 Mon défi aux antivax! de RICHARD MARTINEAU [024] 2021-09-22 Les non-vaccinés épuisent les médecins de RICHARD MARTINEAU [025] 2021-09-20 Guy Nantel et les antivax de SOPHIE DUROCHER [026] 2021-09-19 Portrait d’une antivax de RICHARD MARTINEAU [027] 2021-09-01 Des manifestations très inquiétantes de JOSÉE LEGAULT [028] 2021-08-31 Voici à quoi ressemble le réveil d'un antivax de RICHARD MARTINEAU [029] 2021-08-31 Vaccination: à quoi jouent les syndicats? de JOSÉE LEGAULT [030] 2021-08-26 Vaccination obligatoire enfin au menu de JOSÉE LEGAULT [031] 2021-08-19 Dr Arruda sait comment nous décourager de RICHARD MARTINEAU [032] 2021-08-18 Une «normalité» qui pourrait devenir permanente de CLAUDE VILLENEUVE [033] 2021-08-16 La menace des antivax de DENISE BOMBARDIER [034] 2021-08-02 Jusqu’où ira la tolérance envers les non-vaccinés? de VÉRONYQUE TREMBLAY [035] 2021-07-27 Respecter le «choix» des antivaccins? de RICHARD MARTINEAU [036] 2021-07-15 Vaccination obligatoire: qu'est-ce qu'on attend? de JOSÉE LEGAULT [037] 2021-07-14 Vaccination: Macron frappe un grand coup de JOSÉE LEGAULT [038] 2021-05-21 Et si je n’en veux pas, moi, de la vie d’avant? de GENEVIÈVE PETTERSEN [039] 2021-04-30 Passeport vaccinal: non à l'égoïsme de NATHALIE ELGRABLY-LÉVY [040] 2021-04-28 Foutez la paix à Laurence Jalbert! de SOPHIE DUROCHER [041] 2021-04-28 Le passeport vaccinal, c’est la liberté de MARIO DUMONT [042] 2021-04-25 Le passeport vaccinal est injuste? de RICHARD MARTINEAU [043] 2021-03-25 Je suis réconforté d’être enfin vacciné de RICHARD MARTINEAU [044] 2020-05-01 Rouvrez Gagnon de MARIO DUMONT […]
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001- Taxe antivax: Caillou a encore gagné! RICHARD MARTINEAU 2022-02-02 Après avoir reculé à deux reprises sur l’obligation pour les travailleurs de la santé de se faire vacciner, le gouvernement recule maintenant sur la « contribution santé ». Bref, Caillou a (encore) gagné. Sa maman ne le punira pas s’il fait à sa tête et n’obéit pas aux règles. Surpris ? LE BÂTON, LA CAROTTE On menace de sévir, on tend la main. On menace de sévir, on tend la main. À force de multiplier les menaces sans jamais les mettre à exécution, et de toujours brandir son bâton pour finalement prendre son trou et sortir une carotte, le gouvernement Legault, comme la mère de Caillou, va finir par perdre toute crédibilité. La prochaine fois qu’il va se fâcher, tout le monde va partir à rire. S’il y en a un qui doit rigoler dans sa barbe, c’est Rambo Gauthier, qui menace de déménager le party d’Ottawa à Québec. Vous croyez que l’homme fort de la Côte-Nord va serrer la main que François Legault veut tendre aux gens qui, comme lui, sont contre le vaccin et les consignes sanitaires ? Si oui, regardez des reprises de la commission Charbonneau, ça va vous rafraîchir la mémoire. « Dire à quelqu’un que c’est un plein de marde quand c’en est un, ça me fait du bien. Ça m’enlève le goût d’y allonger ma main sur la gueule », a-t-il dit en parlant de ses « méthodes » de travail. Ça ne sent pas vraiment la bonne volonté... DIALOGUE DE SOURDS La triste vérité est que le gouvernement ne peut rien faire contre les récalcitrants du vaccin. Messieurs Legault et Dubé sont littéralement pris par les bijoux de famille. Face, les antivax gagnent. Pile, le gouvernement perd. Tu tentes de convaincre les derniers récalcitrants de changer d’idée ? Ça leur rentre dans une oreille et ça ressort par l’autre. Tu veux employer la méthode dure, en les obligeant à se faire vacciner ou en leur imposant une taxe spéciale ? Ils brandissent la Charte des droits et passent pour des martyrs ou des révolutionnaires. Pour que deux personnes puissent dialoguer, elles doivent parler le même langage. Vous avez déjà parlé à un antivax ? Tu lui dis « 2 + 2 = 4 », il répond « C’est pas ce que j’ai lu sur internet... » Qu’est-ce que tu veux répondre à ça ? Comment peux-tu débattre d’un sujet scientifique avec quelqu’un qui ne croit pas les scientifiques ? C’est comme Arrival, de Denis Villeneuve, quand Amy Adams essaie de dialoguer avec un extra-terrestre qui crache de l’encre... UN SYSTÈME PRIS EN OTAGE Tout ce qu’il reste à faire est d’espérer que le nombre d’hospitalisations continue de baisser, même si le gouvernement jette du lest et que 10 % des Québécois continuent envers et contre tous de bouder le vaccin. Le système de santé est littéralement pris en otage par une bande d’égoïstes qui se foutent de tout le monde... mais qui, lorsqu’ils tombent malades PAR LEUR PROPRE FAUTE, passent devant des vaccinés en attente d’opérations chirurgicales majeures. Quand on y pense, c’est quand même le boutte du boutte. Et on me dit qu’il faut respecter les non-vaccinés ? Comprendre leur « douleur » et leur « colère » ? J-A-M-A-I-S. https://web.archive.org/web/20220216054031/https://www.journaldemontreal.com/2022/02/02/taxe-antivax-caillou-a-encore-gagne
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002- Les antivaccins, une minorité mondiale nuisible LOÏC TASSÉ 2022-01-29 C’est un mouvement mondial. Les camionneurs antivaccins qui ont convergé hier vers Ottawa défient 90 % de la population. Ils défient les professionnels de la santé, les professionnels des médias, les élites intellectuelles. Ils sont persuadés d’avoir raison, malgré les faits, la logique et les connaissances scientifiques élémentaires. Ici comme ailleurs, quelques politiciens méprisables flattent cette petite minorité de croyants pour obtenir son soutien financier et son vote. Sans les médias sociaux, ces pauvres égarés n’auraient jamais pu se regrouper autant ni empiéter à ce point sur la liberté des autres. Mais le phénomène a des racines plus profondes. 1. Que croient les antivaccins ailleurs dans le monde ? En Russie, des antivaccins à qui les autorités russes avaient fait visiter des hôpitaux se sont moqués des malades atteints de la COVID-19. Moscou sanctionne ceux qui propagent de fausses informations sur les réseaux sociaux, mais une partie des Russes demeure réfractaire au vaccin et, comme ailleurs, il existe en Russie un marché de faux certificats vaccinaux. En Afrique, les antivaccins croient que le vaccin fait partie d’un complot mondial contre les Africains ou, comme ailleurs, que la COVID-19 est une fabrication de grandes entreprises pharmaceutiques destinée à faire vendre leurs produits. En Europe, le mouvement antivaccin provoque une curieuse alliance entre des anarchistes, par définition rebelles à toute autorité, et des populistes d’extrême droite. 2. Pourquoi les antivaccins sont-ils leur propre ennemi ? Si au Canada, comme dans les autres pays industrialisés, la petite minorité de gens réfractaires à la vaccination était vaccinée, il n’y aurait plus de mesures de confinement ou de port obligatoire du masque. L’obstination des antivaccins à refuser la vaccination est précisément ce qui oblige les gouvernements à maintenir les mesures sanitaires que ces mêmes antivaccins dénoncent. 3. Quelles sont les caractéristiques principales des antivaccins ? Les antivaccins partagent deux caractéristiques principales. D’abord, ils montrent une ignorance crasse de la science. Ils ressemblent aux gens qui à la fin du 19e siècle refusaient de croire aux microbes, dont Louis Pasteur venait pourtant de prouver l’existence. Ensuite, les antivaccins sont des exaltés. Ils s’imaginent lutter pour le bien de l’humanité, pour la préservation de la démocratie ou pour quelque autre cause politique louable. Or, sans le comprendre, ils font exactement l’inverse. 4. Pourquoi les antivaccins menacent-ils la démocratie ? La démocratie suppose qu’à l’issue d’une campagne électorale, les élus de la minorité se plient à ceux de la majorité. Les antivaccins refusent cette règle de base. C’est ce qui les rapproche de Donald Trump. Au nom de la liberté, les antivaccins sapent les fondements de la démocratie qui pourtant garantit leurs libertés, y compris celle de manifester pour des causes stupides. Si les antivaccins veulent aller plus loin, qu’ils présentent des candidats aux prochaines élections. 5. Faut-il essayer de ménager et de convaincre les antivaccins ? Les antivaccins sont à peu près impossibles à convaincre. Comme tous les croyants, ils sont imperméables aux arguments logiques. Quand les croyances des uns peuvent provoquer directement la mort des autres, il y a lieu d’agir. La Constitution et les chartes ne protègent pas les assassins. Il n’existe pas de droit à répandre la mort autour de soi. Les politiciens devraient tous condamner sans réserve les antivaccins et exiger une vaccination obligatoire. Mais ce n’est pas encore suffisant. Le véritable ennemi est la propension de nos sociétés à choyer les croyances de toutes sortes. C’est de là que provient le problème. https://web.archive.org/web/20220129102218/https:/www.journaldemontreal.com/2022/01/29/les-antivaccins-une-minorite-mondiale-nuisible
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003- Non-vaccinés: au Québec, on est bonasse! RICHARD MARTINEAU 2022-01-27 Ainsi, il faudrait tendre la main aux non-vaccinés. Ça fait un an que ces gens-là refusent obstinément de se faire vacciner, ça fait un an qu’on leur tend la main et qu’ils restent là, à nous regarder, les deux mains dans les poches pendant que les morts s’empilent et que le bateau coule, ça ne fait rien... Il faut continuer de leur tendre la main quand même. En espérant qu’ils finissent par voir la lumière et par changer d’idée. LA CAROTTE ET LE BÂTON « La folie consiste à faire toujours la même chose en espérant des résultats différents chaque fois », disait Einstein. Si c’est vrai, on doit être fous pas à peu près. Parce que c’est ça qu’on fait depuis un an : tendre la main aux non-vaccinés. Et il y a toujours un noyau dur qui ne veut rien savoir. Savez-vous ce qui a convaincu certains récalcitrants de se faire vacciner au cours des derniers mois ? Pas la carotte : le bâton. Les empêcher d’aller au resto, au cinéma, ou de sentir la bonne odeur de pneu chez Canadian Tire. « Les emmerder », comme disait Macron. Ça, ça fonctionne. Mais que voulez-vous : ici, au Québec, on est fins. Regardez ce qu’on a fait avec nos fonctionnaires : on a menacé de les punir s’ils ne se faisaient pas vacciner, puis on a pris notre trou et baissé les bras, comme la mère de Caillou. Avec le résultat que tu dois être vacciné pour acheter du vin, mais pas pour en vendre. ON EST FINS ! Autre exemple de notre bonasserie : le trafic d’armes illégales. On sait que les trafiquants font des affaires d’or sur le territoire d’Akwesasne. Vous, moi, on le sait tous. Les policiers interviennent-ils sur ce territoire ? Non. Trop délicat. Un policier s’est déjà plaint à un juge que c’était extrêmement difficile d’enquêter sur le territoire d’Akwesasne. Vous savez ce que le juge lui a répondu ? Qu’il véhiculait des stéréotypes discriminatoires sur les Autochtones ! Il n’y a pas de trafic d’armes là-bas, nooooon. Tout ça est un cliché raciste. On est tellement fins, au Québec, qu’on refuse d’appliquer la loi 101 aux cégeps ! On pense que la meilleure façon d’encourager les allophones et les anglophones récalcitrants à parler français est de subventionner l’agrandissement du collège Dawson et de donner un hôpital à McGill ! « Si on est fins avec eux, ils vont être fins avec nous ! » Plus naïf, tu meurs... DEBOUT Voilà pourquoi je désespère que le Québec devienne un jour un pays. Comme le chantait Tex Lecor : « Bâtir un pays, ça se fait debout / Pas avec des fleurs et des I Love You. » La souveraineté, ça se conquiert, ça ne se demande pas. Or, on est trop fins pour ça. Nous, on fait comme la CAQ : on frappe à la porte d’Ottawa en espérant que cette fois, ils vont nous ouvrir et nous permettre de vivre comme on veut. Hâte de voir ce que le gouvernement Legault va faire quand la Cour suprême va invalider la loi 21. Notre PM va-t-il prendre son trou comme Robert Bourassa ou se tenir debout ? https://web.archive.org/web/20220528230031/https://www.journaldequebec.com/2022/01/27/non-vaccines-au-quebec-on-est-bonasse
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004- Jusqu'où accommoder les non-vaccinés? JOSÉE LEGAULT 2022-01-25 Au Québec, 10 % des personnes admissibles à la vaccination contre la COVID-19 ne sont toujours pas allées chercher leur 1re dose, dont 540 000 adultes. Pour la 2e dose, c’est 17 %, et pour la 3e, 60 %. Pour rejoindre le premier groupe, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, propose une stratégie qu’il a lui-même qualifiée de « très positive ». Or, sauf pour l’appel lancé à des étudiants en médecine, c’est une reprise tout aussi modeste de la stratégie même présentée l’an dernier. Y compris l’ouverture pour une à deux semaines seulement de quelques cliniques éphémères de vaccination. Pendant ce temps, la pandémie en est à sa 5e vague et il y en aura possiblement d’autres. D’où une question pressante. Combien de temps, d’énergie et d’argent nos autorités politiques et de santé publique sont-elles encore prêtes à investir pour tenter de convaincre les récalcitrants et les hésitants à se procurer leur 1re dose ? Selon le ministre Carmant, cette énième tentative prendrait fin le 31 mars. Encore du temps précieux de perdu. Rappelons qu’à la mi-mars, nous entamerons déjà la 3e année de pandémie... Plus les vagues passent, plus l’accommodement des non-vaccinés devient déraisonnable. Les dommages à la société sont immenses. La vaste majorité vaccinée mérite aussi de retrouver, de manière sécuritaire et comme ailleurs, une partie de ses libertés perdues. Qui sont les non-vaccinés ? D’autant plus que combinés aux autres mesures sanitaires, les vaccins sont très efficaces pour prévenir les hospitalisations et cette chose extrêmement désagréable qu’on appelle la mort. Bref, tout ce qui fait craquer le réseau de la santé. Parmi les personnes non vaccinées, combien sont des complotistes indécrottables ? Combien sont hésitantes ? Combien sont isolées socialement, linguistiquement ou culturellement ? Combien ont des problèmes non soignés de santé mentale ? Etc. Étonnamment, la réponse est toujours floue. Un indice se trouve néanmoins dans le dernier sondage Léger/Le Journal. Parmi les répondants non vaccinés, 89 % disent qu’il est « peu probable » ou « impossible » qu’ils se fassent vacciner dans les prochaines semaines. Quatre-vingt-neuf pour cent, c’est un noyau très dur. Alors, que faire ? Il va sans dire qu’on souhaite tout le succès au plan Carmant. Mais pourquoi ne pas agir de manière plus proactive ? Deux voies sont pourtant possibles et tout à fait légales. Invoquer l’art. 123 de la Loi sur la santé publique. En urgence sanitaire, il octroie au gouvernement du Québec le pouvoir d’ordonner la vaccination de la population entière ou d’une partie ciblée de celle-ci. Inciter beaucoup plus fortement les récalcitrants à se faire vacciner en élargissant l’exigence du passeport vaccinal à la quasi-totalité des commerces, aux transports et à tous les lieux de travail. Quitte à accepter le passeport vaccinal dès la 1re dose. Au nom du bien commun Bref, au nom du bien commun et à moins d’une raison médicale validée, la vie de tous les jours sans vaccination et pour le temps que ça prendra ne devrait plus être possible. Incluant pour les complotistes. Et les personnes non vaccinées qui le sont à cause de leurs vulnérabi-lités personnelles ? Comme pour toute contrainte, la vaccination obligatoire ou l’imposition élargie du passeport vaccinal les rejoindrait nécessairement. Ce qui, enfin, contribuerait à mieux les protéger des formes sévères de la COVID et, par conséquent, le reste de la société. La réalité brutale est qu’en les laissant non vaccinées, non seulement on met leur santé et leur vie à risque, mais on les marginalise encore plus. Voyant la fatigue et le décrochage gagner du terrain chez une part croissante de Québécois vaccinés, le temps court. D’autant plus que nous accusons aussi du retard pour la 3e dose et la ventilation des écoles. https://web.archive.org/web/20220419124301/https://www.journaldequebec.com/2022/01/25/jusquou-accommoder-les-non-vaccines
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005- Les antivax, une vraie secte THOMAS MULCAIR 2022-01-14 Le comportement des adeptes des théories de conspiration autour des vaccins contre la COVID-19 ressemble à celui des membres d’une secte. Lorsque j’étais président de l’Office des professions du Québec, nous avions effectué une analyse de différentes approches de développement personnel dans le cadre d’une vaste étude sur les médecines alternatives. Une des personnes consultées était un expert de la question des sectes. Il avait décrit certains éléments constants dans leurs approches pour recruter de nouveaux membres : Instaurer un sentiment d’incertitude et de doute sur tout dans leur vie. Faire croire qu’ils vont partager des secrets que d’autres ne peuvent pas comprendre mais qui les aideront. Convaincre les recrues qu’elles ne peuvent même pas faire confiance à leur famille. Il nous avait surtout avertis que n’importe qui de vulnérable pouvait tomber là-dedans. Ce n’était pas une question d’éducation ou d’intelligence. NIER L’ÉVIDENCE INCONTOURNABLE Cette étude m’est revenue à l’esprit cette semaine lorsque j’ai écrit une chronique destinée au site web d’un réseau de télé anglophone où je collabore, et qui portait sur les antivax. La lecture des réponses que j’ai reçues m’a fait penser à cette description du comportement des sectes à l’égard de leurs ouailles. Face à une information – objective et incontournable – selon laquelle les non-vaccinés occupent un nombre disproportionné de lits dans les hôpitaux, les dévoués du culte des antivax ont une réponse toute faite. Ils mettent en doute les chiffres officiels et ils inventent les leurs. (Ils ont « fait leurs recherches ».) Ils me demandent combien j’ai été payé par « Big Pharma » (les grandes compagnies pharmaceutiques). Ils parlent de Nuremberg... C’est un véritable kaléidoscope de vérités alternatives, soutenues par rien, mais livrées avec un ton convaincu et alarmiste. Eux savent. Tous les autres (bien sûr, moi inclus) sont dupes et font partie d’une vaste conspiration gouvernementale et industrielle. Une collègue avec qui je travaille du côté anglophone a vécu exactement la même chose cette semaine lorsqu’elle a écrit une analyse sur l’irresponsabilité des non-vaccinés. Les antivax n’entendaient pas à rire et elle a eu droit à des courriels menaçants. DES GARANTIES CLAIRES Monsieur Legault a dit deux choses très claires cette semaine. Il n’est pas question de restreindre l’accès aux soins pour les non-vaccinés. Et personne ayant une raison médicale de ne pas être vacciné ne sera pénalisé. Il fallait lire les « experts » commenter l’idée de Legault de faire payer les non-vaccinés. On se bousculait pour dire que la proposition québécoise limitait l’accès aux hôpitaux, alors que Legault avait dit exactement le contraire. Les fausses nouvelles ne sont pas l’apanage des complotistes ! Legault bénéficie de l’appui du public, et les antivax le savent. Ils savent aussi que leur secte perd des dizaines de milliers de fidèles qui font maintenant la queue pour avoir leur première dose. DÉSARÇONNER LES CRITIQUES Si monsieur Legault veut désarçonner certaines critiques, il devrait faire deux choses. D’abord, changer son « malus » en « bonus ». Au lieu de taxer ou mettre à l’amende les non-vaccinés, il devrait donner un crédit d’impôt aux vaccinés. Deuxièmement, faire un effort majeur pour aller rejoindre les communautés et quartiers avec les plus faibles taux de vaccination. Faire une offre active, aller vers les gens et rehausser la facilité d’accès. https://web.archive.org/web/20220701131851/https://www.journaldequebec.com/2022/01/14/les-antivax-une-vraie-secte
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006- Oui à une taxe pour emmerder les non-vaccinés RICHARD MARTINEAU 2022-01-13 Est-ce que je suis pour l’imposition de la taxe antivax ? Bien sûr ! Est-ce que je crois qu’elle sera efficace ? Non. Pourquoi je suis pour, alors ? Parce que j’appuie n’importe quelle mesure destinée à emmerder les non-vaccinés. Et je le dis sans honte. QUI SONT LES VRAIS EMMERDEURS ? Avez-vous honte de vivre dans une société qui pénalise les automobilistes qui conduisent à contresens ? Qui oblige les constructeurs de résidences pour personnes âgées à installer des gicleurs ? Qui donne des amendes aux clients qui fument dans les restos ? Qui permet aux tribunaux d’imposer de force des transfusions sanguines à des enfants, quitte à violer la sacro-sainte liberté de religion protégée par la sacro-sainte charte des droits ? Alors pourquoi on devrait se sentir mal de pénaliser les irresponsables qui mettent la santé de tout le monde en danger en refusant le seul traitement capable d’endiguer une dangereuse pandémie qui menace la planète entière ? Et puis, entre vous et moi... Qui emmerde tout le monde depuis deux ans ? Les vaccinés ? Non. Ce sont les non-vaccinés qui emmerdent. Et ce sont les vaccinés qui sont emmerdés. Et il faudrait être gêné d’emmerder les emmerdeurs ? Désolé, mais non. Demandez aux malades qui ont vu leur opération reportée pour une deuxième fois qui sont les emmerdeurs entre les vaccinés qui ont fait leur devoir de citoyens et les non-vaccinés qui se foutent de tout le monde (mais qui sortent leur carte d’assurance-maladie au premier signe de fièvre), vous verrez ce qu’ils vous répondront. Pas sûr qu’ils versent de grosses larmes sur les pôvres antivax. LES NOUVEAUX NELSON MANDELA ? Et foutez-moi la paix avec votre liberté ! La liberté de conduire en état d’ébriété n’existe pas. Ni celle de fumer dans un hôpital. « Oui, mais si on accepte cette foutue taxe, bientôt, on va demander aux obèses et aux gens qui ne font pas d’exercice de payer leurs soins de santé... » Ah, parce que l’obésité est contagieuse ? Le diabète et le cholestérol aussi ? Je ne le savais pas ! Que des gens intelligents sortent ce sophisme que même une courge trouverait stupide me sidère... Vous avez vu les trois policiers de la SQ qui ont participé à un événement critiquant les mesures sanitaires ? Ils se comparent à Nelson Mandela ! D’un côté, un homme qui a préféré passer 27 ans en prison plutôt que renier ses principes... De l’autre, trois policiers qui sont contre les lois qu’ils appliquent, mais qui ne veulent pas démissionner, car ils ne veulent pas perdre leur salaire et leur pension... Ben oui, Chose, c’est la même affaire !!!! Les bêtises qu’il ne faut pas entendre... JUSQU’AU BOUT Cela dit, que nos gouvernements arrêtent de niaiser avec la puck. S’ils veulent rendre la vaccination obligatoire, qu’ils le fassent ! Là, on dirait un gars qui dit à une fille qu’il vient de rencontrer : « Non, non, je te jure, je veux juste te caresser le bras ! » « Non, non, je te jure, je veux juste t’embrasser ! » « Non, non, je te jure, je veux juste te toucher les seins ! » Dites-le, que vous voulez aller all the way, bordel ! De toute façon, tout le monde le sait... https://web.archive.org/web/20220127074502/https://www.journaldemontreal.com/2022/01/13/oui-a-une-taxe-pour-emmerder-les-non-vaccines
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007- La vaccination est la seule porte de sortie RICHARD MARTINEAU 2022-01-06 Tous les Québécois ont critiqué Michael Rousseau, le grand patron d’Air Canada, lorsqu’il a dit n’avoir jamais eu besoin de parler français pour vivre, s’éduquer et faire carrière à Montréal. « Mais c’est épouvantable, comment se fait-il qu’un homme qui vit au Québec depuis 14 ans ne parle pas un maudit mot de français ? » se sont demandé de nombreux Québécois. Or, désolé, mais ce n’était pas la bonne question à poser. UN FOU DANS UNE POCHE ! La bonne question, c’est : « Pourquoi un allophone ou un anglophone se forcerait pour apprendre le français s’il n’a pas besoin de cette langue pour s’instruire, pour travailler, pour communiquer avec les autorités – bref, pour vivre à Montréal ? » On te parle anglais à ton boulot. On te parle anglais dans les commerces. On te parle anglais à la Ville de Montréal et au gouvernement du Québec. Et on te permet même de grimper tous les échelons du succès et de te retrouver au sommet de la pyramide sociale en ne parlant qu’anglais. Pourquoi diantre parlerais-tu français ? Un fou dans une poche ! Personnellement, je ne suis pas fâché contre Michael Rousseau ! Ce n’est pas lui, le problème ! C’est le Québec, qui permet à tous les Michael Rousseau de s’épanouir dans la Belle Province sans même pouvoir dire « merci » ou « bonsoir ». C’est nous, les nonos ! Tu veux encourager les allophones et les anglophones à apprendre le français ? Fais en sorte que la maîtrise de cette langue soit nécessaire pour améliorer leur sort. C’est la seule solution. Sinon, ils n’auront aucun incitatif à parler français. Il faut s’arranger pour que la vie, au Québec, soit plus agréable – et plus facile – quand tu parles la langue de Michel Tremblay. Et moins agréable quand tu ne la parles pas. C’est plate, mais c’est ça. Il faut rendre la vie des anglophones et des allophones plus compliquée. LA SEULE PORTE DE SORTIE Idem pour les non-vaccinés. Pourquoi les gens qui refusent de se faire vacciner pour des raisons idéologiques (et non médicales) se feraient vacciner s’ils peuvent avoir accès aux mêmes services que les gens vaccinés ? C’est quoi, leur incitatif ? Il y a une porte de sortie à cette crise. Une seule. La vaccination. Si tout le monde était vacciné, au Québec, il y aurait 70 % de moins de gens à l’hôpital. Le système de santé ne péterait plus au frette, nos infirmiers et nos médecins pourraient respirer et on pourrait ENFIN lever les consignes et viser l’immunité collective. Ce sont les non-vaccinés qui nous retardent. Ce sont eux qui – comme dirait mon ami Jonathan Trudeau – nous « enfantdechiennisent » la vie. Or, ça devrait être le contraire. Ce devrait être les vaccinés qui rendent la vie plus compliquée aux non-vaccinés. FINI, MONSIEUR GENTIL ! Oh, je sais, c’est pas fin, c’est pas gentil ! Mais c’est la réalité, les amis. Ou on impose la vaccination obligatoire pour tout le monde. Ou on met des bâtons dans les roues des récalcitrants et on leur enlève certains privilèges. Comme aller à la SAQ, par exemple. Il ne faut pas donner des cadeaux à ceux qui font leur devoir. Mais des jambettes à ceux qui ne le font pas. https://web.archive.org/web/20221022185809/http://www.journaldemontreal.com/2022/01/06/la-vaccination-est-la-seule-porte-de-sortie
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008- Les antivax sont des dangers publics RICHARD MARTINEAU 2021-11-30 Je ne suis pas complotiste. Je ne minimise pas l’ampleur de la pandémie. Je suis doublement vacciné, je porte le masque et je prends quasiment mon bain dans le Purell. Mais un moment donné, assez c’est assez. VIVRE AVEC LE VIRUS Des variants de la COVID, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Un virus, ça mute. Ça se transforme, ça évolue. Ça essaie de trouver des façons de « passer à travers les vaccins », comme dit le ministre Dubé. La seule façon de s’assurer qu’il n’y aura plus de variants est d’éradiquer le virus, de le faire disparaître de la surface de la Terre. Et ça, ce n’est pas pour demain. De plus en plus de spécialistes commencent à penser qu’on devra vivre avec le virus. Pour des décennies à venir. Alors d’ici là, on fait quoi ? On s’enferme dès qu’un nouveau variant voit le jour ? Pas sûr que ça sera mieux pour notre santé. Car il y a le corps, mais il y a aussi ce qu’on appelait avant l’âme. Et notre « âme » – désolé d’utiliser un gros mot, mais la situation le justifie amplement – commence à en avoir plein le cul. LE SOÛLON DU VILLAGE Actuellement, la grande majorité des gens qui se retrouvent aux soins intensifs n’ont pas été vaccinés. C’est désolant pour eux, mais comme ils disent, c’est leur choix. Ils ont choisi en toute connaissance de cause de mettre leur santé à risque. On a tout essayé pour les convaincre. On a diffusé des pubs sociétales, on a fait entendre des messages d’ex-complotistes repentants en train d’agoniser – rien à faire, ces gens-là ne veulent rien savoir. Ils sont comme les fumeurs qui continuent de s’injecter de la merde dans les poumons même après avoir vu des milliers de photos de cancéreux avec des trous gros comme ça dans la gorge. Alors on fait quoi ? On va demander aux gens vaccinés de reculer et de mettre à nouveau certaines de leurs libertés en veilleuse pour protéger des gens qui ne veulent pas se protéger eux-mêmes ? Des gens qui se sont volontairement retirés de la collectivité ? Un moment donné, ça fait ! Une personne qui refuse de se faire vacciner, à l’aube de 2022, c’est comme un récidiviste qui persiste à conduire sa bagnole sous l’effet de l’alcool, même s’il s’est déjà fait arrêter trois fois. C’est un danger public. Qui met la santé – non, la vie – de tout le monde à risque. C’est comme si on demandait à toute la population d’un village de se cloîtrer entre quatre murs parce qu’un vieux soûlon circule sur les routes ! UNE SITUATION INJUSTE Je m’excuse, mais je m’en fous, moi, du « droit des gens à mettre la santé de tout le monde en péril » ! À ce que je sache, ce droit n’existe pas. Pas en période de pandémie. À cause d’une bande d’irresponsables, les libertés de tout le monde risquent de reculer de nouveau (qui sait pour combien de temps ?) et des malades qui attendent de passer sous le bistouri risquent de voir leurs opérations reportées. Vous trouvez ça normal ? https://web.archive.org/web/20211130104928/https:/www.journaldemontreal.com/2021/11/30/les-antivax-sont-des-dangers-publics
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009- Le vaccin, ce sauveur KARINE GAGNON 2021-11-28 Avec l’émergence de nouveaux variants de la COVID comme l’Omicron, qualifié de préoccupant, il est utile de se rappeler que l’un des meilleurs moyens de prévenir leur apparition demeure le vaccin. Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) rappellent que le vaccin, en freinant la propagation du virus, constitue en effet l’un des meilleurs moyens de ralentir l’émergence de ces nouveaux variants, qui suscitent chaque fois plus d’inquiétude. Il ne faut d’ailleurs pas s’étonner, selon cette principale agence fédérale américaine de santé publique, de l’apparition de tels dérivés, car les virus sont par définition en constante mutation. Préoccupant Un variant devient préoccupant, indique Santé Canada, lorsqu’il génère une incidence sur la santé publique. Il peut donc se propager plus facilement, causer une forme grave de la maladie, nécessiter des traitements différents et réduire l’efficacité des vaccins, qui devraient être ajustés pour mieux y répondre. Dans le cas de l’Omicron, il vient tout juste d’être signalé pour la première fois en Afrique du Sud. Inquiet, le gouvernement fédéral n’a pas tardé, vendredi, à interdire l’entrée au pays de voyageurs provenant de cette région du globe. Les experts continueront de surveiller les cas et pourront déterminer bientôt avec plus de précisions les caractéristiques de l’Omicron et la réponse des vaccins dans leur forme actuelle. Vaccination des enfants Il est d’autant plus pertinent d’être conscient de tous ces faits alors que plusieurs parents hésitent encore à faire immuniser leurs enfants. Le vaccin est autorisé au Canada et disponible depuis cette semaine, au Québec, pour les enfants de 5 à 11 ans. À quelques semaines du temps des Fêtes et des rassemblements qui viennent avec, tous doivent être conscients à quel point chaque effort de vaccination compte. Plus il y aura d’adultes et d’enfants vaccinés au Québec, au Canada et partout dans le monde, et moins le virus viendra encore une fois nous pourrir la vie. https://web.archive.org/web/20211128103549/https:/www.journaldequebec.com/2021/11/28/le-vaccin-ce-sauveur
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010- Encore trop de non-vaccinés KARINE GAGNON 2021-11-21 Pendant combien de temps encore le gouvernement devra-t-il imposer des mesures sanitaires parce que trop de gens n’ont toujours pas reçu leur deuxième dose de vaccin ? Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirmait cette semaine que ce sont les proches de non-vaccinés qui représentent le problème de la cinquième vague qui sévit dans plusieurs pays d’Europe. Le Québec n’y échappe pas. La hausse récente des cas est surtout attribuable aux non-vaccinés, a exposé le ministre. Il s’inquiète de la situation en Estrie, en Chaudière-Appalaches et au Nunavik, où les taux de double vaccination se situent sous la moyenne québécoise. Subir les mesures Pendant ce temps, les gens qui ont reçu leurs deux doses, dans un effort de solidarité, continuent de subir des mesures sanitaires. Des mesures qui, si le taux de double vaccination était plus élevé, et ce, partout au Québec, pourraient être levées. Je pense au port du masque. Des experts commencent même à s’inquiéter d’une levée trop rapide des mesures à l’approche du temps des Fêtes, propice aux rassemblements, et donc à la multiplication des cas chez les non-vaccinés. Un reconfinement, ça vous tente ? Comme en Autriche Pour le moment, le ministre Dubé écarte la possibilité de confiner les non-vaccinés, comme on le fait en Autriche depuis cette semaine. La mesure a rapidement porté ses fruits là-bas, incitant de nombreux récalcitrants à se faire vacciner. « Je ne peux imaginer que les deux tiers de la population soient prêts à renoncer à leurs libertés et à accepter un confinement par solidarité avec le tiers qui n’a pas encore été vacciné », a déclaré le chancelier Alexander Schallenberg. À un moment donné, il faudra aussi se faire cette réflexion chez nous, et penser à récompenser l’effort de solidarité des personnes vaccinées. On nous a tellement répété que la vaccination constituait la clé vers le retour à la vie normale. https://web.archive.org/web/20211121103620/https:/www.journaldequebec.com/2021/11/21/encore-trop-de-non-vaccines
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011- La normalisation inquiétante de la folie JOSÉE LEGAULT 2021-11-18 Avec les mouvements antivax, leurs théories de complot et les insultes grossières dont ils abreuvent sur les médias sociaux les scientifiques, les élus, les journalistes et leurs concitoyens, serions-nous en train d’assister à la « normalisation » de la folie ? Dans cette pandémie qui n’en finit plus, la question est brutale, mais terriblement pertinente. Selon le Dr Anthony Fauci, infectiologue renommé et médecin-conseil du président Joe Biden, la réponse, malheureusement, est oui. Cette observation cinglante, il la fait en entrevue avec le magazine scientifique Stat. Il y note que cette « nouvelle normalité » inquiétante lui vaut des menaces dès qu’il encourage les gens à continuer de porter le masque et à se faire vacciner. Menaces Comme il y prend aussi position pour une accessibilité élargie à une 3e dose de vaccin, les menaces n’ont sûrement pas fini de lui pleuvoir dessus. Cette « folie » est par définition, ajoute-t-il, « inexplicable, mais c’est la réalité à laquelle on fait face ». Ce qui l’amène à sonner l’alarme pour l’avenir. Plus cette « folie » gagnera du terrain, dit-il, plus elle rendra difficile la gestion par les gouvernements de toute autre crise nationale ou mondiale de santé publique. J’ajouterais que la défiance ouverte des antivax, y compris jusque parmi le personnel en santé (!) et cautionnée par certains syndicats, constitue aussi un geste choquant et dangereux de désolidarisation face à leurs propres concitoyens. Défiance Pour résister à cette défiance, de plus en plus de gouvernements imposent la vaccination dans divers champs d’activités sous peine de sanctions, dont tous les soignants. Les États qui, contrairement au gouvernement du Québec, n’ont pas reculé ont réussi leur pari. Voyant que leur menace est sérieuse, la plupart de leurs employés récalcitrants se sont fait vacciner. Comme quoi, la coercition, lorsqu’elle s’impose pour sauver des vies, ça fonctionne même devant les pires folies... https://web.archive.org/web/20211118155227/https://www.journaldequebec.com/2021/11/18/la-normalisation-inquietante-de-la-folie
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012- Retour à la vie normale KARINE GAGNON 2021-10-31 Avec la vaccination des 5 à 11 ans, d’ici Noël, les Québécois pourront retrouver une vie beaucoup plus normale. Ça faisait du bien d’entendre, récemment, le premier ministre François Legault annoncer qu’on se dirigeait vers la fin des mesures sanitaires. Hier, une nouvelle étape a été franchie qui y mènera : le vaccin de Pfizer vient d’être approuvé aux États-Unis pour les 5 à 11 ans. On s’attend à ce que le même feu vert soit accordé au Canada au cours des prochaines semaines. Pas agréable Élément non négligeable, on devrait enfin pouvoir se débarrasser de ces masques qui nous pourrissent l’existence. Je ne connais personne qui a développé un quelconque attachement pour ce bout de tissu dans lequel on étouffe. Assister à un spectacle avec un masque, pour l’avoir expérimenté, n’a vraiment rien d’agréable. Ça fait tout pour nous rappeler le foutu virus et ses inconvénients. Bien des gens ont été contraints de le porter tous les jours, à longueur de journée. Salutations aux travailleurs des services de la santé et de la restauration qui, comme bien d’autres, ont même dû endurer la visière. Quand on regardera les photos de ça, dans quelques années, on n’en reviendra toujours pas d’avoir vécu un tel épisode. Petit miracle Si ces allègements sont possibles, c’est parce que des chercheurs ont développé des vaccins efficaces. Certains les ont qualifiés de « merdes ». Ce sont plutôt de petits miracles de la science, concoctés grâce à de brillants chercheurs qui ont travaillé sur les vaccins à ARN pendant des décennies. Si on peut bientôt retrouver une vie presque normale, c’est aussi parce qu’une majorité de gens se sont fait vacciner. Autrement, le virus aurait causé des ravages encore beaucoup plus importants et le système de santé aurait craqué. Bien entendu, il faudra surveiller les variants et ce qui se passe ailleurs. Mais un tel répit fera le plus grand bien. https://web.archive.org/web/20211031091643/https:/www.journaldemontreal.com/2021/10/31/retour-a-la-vie-normale
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013- Pauvres infirmiers antivax, bou, hou, hou! RICHARD MARTINEAU 2021-10-28 Ainsi, selon Me Natalia Manole, l’avocate qui défend les travailleurs de la santé qui ne veulent pas se faire vacciner, ces récalcitrants ne sont pas des anti-vax, ils ne contestent pas l’utilisation du vaccin pour protéger la population et lutter contre la pandémie, après tout, ce sont des professionnels, ils croient à la science et aux avancées de la médecine ! Non, ces individus refusent juste le vaccin POUR EUX. UNE POSITION QUI NE PASSE PAS Vous voyez la nuance ? Ce ne sont pas des coucous, noooon ! Ce sont juste des maudits égoïstes qui veulent profiter du sens du devoir de 85 % de la population pour être protégés ! Heu... Et cette mise au point de l’avocate est censée nous rendre ces gens plus sympathiques ? Désolé, Me Manole, mais comme dirait mon ami français, « ça ne le fait pas ». Imaginez si les gardes côtiers épousaient la même logique... « On n’est pas contre le port des vestes de flottaison quand on est sur un plan d’eau, c’est la meilleure façon de ne pas se noyer, et on conseille à tous les citoyens, quel que soit leur âge, d’en porter une lorsqu’ils pratiquent un sport ou un loisir aquatique... On revendique juste le droit de ne pas en porter ! » Idem pour les médecins et les chirurgiens qui ne voudraient pas se laver les mains sous prétexte que l’utilisation à répétition de savon ou de désinfectant affaiblit le système immunitaire... Ça serait très mal perçu par la population. Je m’excuse, mais les travailleurs de la santé qui refusent le vaccin ont beau multiplier toutes les acrobaties mentales possibles et impossibles pour tenter de nous convaincre du bien-fondé de leur position, ça ne passe juste pas. La réalité est simple : si tu es chirurgien, médecin, infirmier ou préposé et que tu ne vois pas que c’est important de te faire vacciner pour protéger les malades que tu côtoies chaque jour, eh bien, désolé, mais tu n’as pas ta place dans le système de santé. Point final. Ça serait comme un prêtre qui ne croit pas en Dieu. Ou un prof de français qui fait plein de fautes. LE MONDE À L’ENVERS « Le préjudice pour les travailleurs qui perdront leur emploi parce qu’ils ne veulent pas se faire vacciner est très important, de dire Me Natalia Manole. Ces gens-là devront vendre leur maison, même quitter le Canada pour certains. Ils font de la dépression, de l’anxiété. » Bou hou hou. Attendez, je vais aller chercher un Kleenex, vous me faites brailler. Et le préjudice causé aux malades qui voudraient se faire traiter par des gens vaccinés, vous en pensez quoi ? Ils n’ont pas de droits, ces malades ? La dame qui est à l’hôpital n’aurait pas le droit d’exiger d’être traitée par un infirmier vacciné... mais un infirmier aurait le droit de revendiquer le droit de ne pas se faire vacciner ? Voulez-vous rire de moi ? C’est le monde à l’envers. Bientôt, on va permettre aux détenus de posséder un téléphone cellulaire, mais on va l’interdire aux gardiens de prison ! Malheureusement, les travailleurs de la santé qui refusent le vaccin tiennent le gouvernement par les bijoux de famille... https://web.archive.org/web/20211030220523/https://www.journaldequebec.com/2021/10/28/pauvres-infirmiers-antivax-bou-hou-hou
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014- Les combattants imposteurs MARIO DUMONT 2021-10-15 Les antivaccins ont célébré une grande victoire, mercredi. Ils ont fait reculer le gouvernement sur la vaccination obligatoire en santé. Contre toute attente et malgré les déclarations fermes du ministre dans les semaines précédentes. Le gouvernement perd la face, en ressort politiquement affaibli et voit son autorité minée. Les anti-mesures ont de quoi célébrer. Eux-mêmes n’y croyaient pas. Même si leur victoire est surtout due à l’extrême fragilité de notre système de santé, l’un des pires parmi les sociétés riches. Le plus ridicule, c’est cette posture de combattants des opposants au vaccin ou aux autres mesures sanitaires. Dans leur logique, l’ennemi est le gouvernement et eux sont de courageux combattants qui y résistent. L’ennemi, c’est la COVID Or pour quiconque voit encore le monde à l’endroit, l’ennemi est... le virus. C’est lui qui est contagieux, c’est lui qui a causé des milliers de décès, c’est lui qui a poussé des gens à l’hôpital. Dans cette perspective sensée, les combattants ne sont pas les anti-tout. Les combattants sont ceux qui ont respecté les mesures. Les guerriers sont les hommes et les femmes qui se sont privés de contacts sociaux pendant des mois, qui ont accepté la terrible contrainte du couvre-feu, qui ont mis le désagréable masque dans leur face sans se plaindre. Les vrais combattants sont ceux qui se sont présentés dans les lieux de vaccination pour se protéger et protéger les autres. En résumé, les combattants sont ceux qui ont combattu le virus, qui ont pris les moyens logiques et scientifiquement démontrés pour le faire reculer. On ne parle jamais de cette majorité silencieuse aux nouvelles, parce qu’ils ne vont pas faire des bouffonneries lors de manifestations. Ils font moins de bruit. Dans le langage de la guerre, on les appelle combattants parce qu’ils vont au front pour faire face à l’ennemi, le virus. Il n’est donc pas futile de vanter leur courage et leur résilience. Aider le virus Dans le langage de la guerre toujours, il faut nommer ceux qui souhaitent aider le virus à se propager. À certains moments, ils ont proposé de maintenir tous nos contacts, le vecteur numéro un de la propagation d’une maladie contagieuse. Lorsque la science a saisi l’importance des aérosols dans la transmission, ils se sont opposés au masque pour laisser le virus se promener. Depuis que nous disposons de la seule véritable solution viable face à une pandémie, le vaccin, ils dévalorisent et découragent la vaccination. Dans une guerre, c’est ce qu’on appelle des collabos. Qu’ils agissent par ignorance, par entêtement ou pour une simple fantaisie de se distinguer, ils sont les collabos de la COVID-19. Quand les collabos se drapent dans des habits de preux chevaliers, au front d’un combat, nous avons affaire à une supercherie, une mascarade, un vaudeville. Les vrais combattants ont mangé une claque mercredi, lorsque le ministre de la Santé a été forcé de reculer. Cela m’a motivé à faire cette mise au point. https://web.archive.org/web/20220901141739/https://www.journaldemontreal.com/2021/10/15/les-combattants-imposteurs
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015- La victoire des coucous RICHARD MARTINEAU 2021-10-14 Denise Bombardier me disait l’autre jour que la démocratie était un système qui pouvait être extrêmement frustrant, car le vote du dernier des crétins a autant de poids que celui du premier des génies. C’est exactement ce qui s’est passé hier. Parce qu’ils sont ignares, parce qu’ils préfèrent perdre leur emploi plutôt que de cesser de croire à des âneries véhiculées par des imbéciles, des coucous ont gagné le droit de côtoyer des personnes extrêmement vulnérables MÊME S’ILS NE SONT PAS VACCINÉS ! Et les syndicats sont tout contents ! Ils applaudissent à tout rompre ! Avec Bernier et Duhaime ! Yé, les boys, on a gagné ! On va pouvoir contaminer des personnes malades ! Et retarder des chirurgies importantes ! Wou-hoooooooooou !!!!!! LES ILLUMINÉS GAGNENT TOUJOURS Savez-vous quelle était l’erreur du gouvernement ? Surestimer l’intelligence des antivax. Messieurs Legault et Dubé se sont dit : « Ils ont beau être bizarres, jamais ces coucous ne vont préférer perdre leur job plutôt que de déroger à leurs principes... C’est sûr qu’ils vont aller se faire vacciner avant le 15 octobre, voyons... » Eh bien, vous savez quoi ? Les coucous préfèrent perdre leur job ! Ils sont comme les Témoins de Jéhovah, qui préfèrent mourir plutôt que de recevoir une transfusion sanguine ! C’est ce qui arrive quand tu es illuminé : tu ne plies pas. Il n’y a que les démocrates qui plient, qui accommodent, qui comprennent. Qui respectent les droits « fondamentaux » de ceux qui ne pensent pas comme eux. Les extrémistes, eux, s’en foutent des autres ! Ils s’en foutent, des droits et des libertés de ceux qui ne partagent pas leurs points de vue ! Tout ce qui compte, c’est leurs croyances. Voilà pourquoi on perd toujours quand on s’engage dans un combat contre des illuminés. Car la raison doute toujours. C’est son essence même. Sa pierre d’assise. Sa règle principale. Alors que la foi ne doute jamais. Elle est inébranlable. Solide comme le roc. LA DÉFAITE DES BONS CITOYENS Qu’on se le dise : au Québec, on a besoin d’être doublement vacciné pour manger une frite dans un St-Hubert. Mais on n’a pas besoin d’avoir reçu une seule dose de vaccin pour côtoyer jour après jour des personnes gravement malades. C’est là qu’on est rendu. Une situation absurde. Comme si on pouvait conduire son auto complètement paf, mais qu’il fallait souffler dans une baloune pour écouter la télé. Au lieu de faire passer l’étudiant studieux qui écoute les règles et fait régulièrement ses devoirs, on récompense le grand tarla qui est assis en arrière de la classe et qui fait chier tout le monde avec ses jokes plates. Et vous pensez que ces gens-là vont aller se faire vacciner d’ici le 15 novembre ? Pourquoi le feraient-ils ? Ils viennent de gagner ! Au contraire, ils vont être plus crinqués que jamais ! UN BEAU MESSAGE Ce qui s’est passé hier, c’est la petite fille intimidée à l’école qui doit déménager alors que les voyous qui la faisaient pleurer tous les jours continuent leur petit manège sans être embêtés. C’est la défaite des bons citoyens. Je suis sûr que les adversaires des lois 96 et 21 (deux lois appuyées par une large majorité de la population) ont pris des notes... https://web.archive.org/web/20220629192359/https://www.journaldequebec.com/2021/10/14/la-victoire-des-coucous
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016- La tempête (malheureusement) parfaite JOSÉE LEGAULT 2021-10-13 C’est à y perdre son latin. Malgré la vaccination obligatoire imposée enfin par le gouvernement Legault dans le réseau de la santé — public et privé —, des milliers de soignants sont encore non vaccinés. Il s’agit donc bel et bien de véritables récalcitrants. Pour ceux-là, même la date butoir du 15 octobre et la promesse d’être suspendus sans solde ou, selon leur ordre professionnel, de voir leur permis suspendu ou retiré, n’y font rien. Heureusement, ils ne représentent qu’une minorité dans le réseau. Le plus troublant est cependant de les voir préférer leur « liberté personnelle » ou leurs croyances religieuses à leur devoir éthique et moral de protéger leurs patients. La réalité est que leur entêtement s’inscrit dans l’air du temps. Dès le début de cette pandémie mondiale, la tempête était malheureusement parfaite. Contrairement à la pandémie de grippe espagnole de 1918-1919, tout s’alignait en effet pour un combat nettement plus ardu qu’il n’aurait dû l’être dans nos pays dits avancés. Minées de l’intérieur Nos sociétés ont beau être beaucoup plus riches et éduquées qu’en 1918, face à un virus aussi contagieux que la Covid-19, elles n’en étaient pas moins minées de l’intérieur. Nos cultures hyper individualistes ont ouvert la porte au rejet par une minorité agissante de la science et des vaccins qui en sont nés. Les médias sociaux ont permis de disséminer les pires délires antivax et anti-mesures sanitaires, issus de moult théories de complots servies à la sauce trumpienne. Autre handicap : nous voyageons beaucoup plus qu’au début du XXe siècle. Par peur d’on ne sait trop quoi, nos gouvernements ont aussi tardé à fermer les frontières. Or, en tant que virus respiratoire, la Covid-19 adore voyager. En Occident, dont le Québec, les dernières décennies ont aussi donné lieu à plusieurs gouvernements de droite. Obsédés par le déficit zéro, ils ont sabré entre autres les systèmes de santé et les services de santé publique. Perte d’expertise Au printemps 2020, que les responsables de santé publique, dont le nôtre, n’aient rien su de l’urgence de faire porter le masque contre un virus respiratoire ultra-contagieux, confirmait la perte majeure d’expertise en ce domaine. En prévention des infections, depuis la grippe espagnole de 1918, l’efficacité du masque était pourtant archiconnue. Malgré tout, depuis le début de 2021, avec le temps, les taux de vaccination et du port du masque — imposé il faut le dire tardivement — ont grimpé. Dans un contexte où tout militait pour une résistance beaucoup plus grande au sein de nos populations dites modernes, une forte majorité des gens ont fini par s’y conformer. Et surtout, de le faire en comprenant pourquoi. Reste une minorité de récalcitrants. Y compris, à la surprise générale, parmi les soignants. Pourtant, jamais on ne dira assez à quel point la vaccination combinée aux mesures sanitaires, dont le masque, est vitale. La tragédie est qu’en même temps, les scénarios complotistes propagés sur les médias sociaux auront coûté — et coûtent encore — de nombreuses vies. Jusque dans le réseau de la santé, les récalcitrants en sont le reflet. Ce qui, dans les cégeps et universités où ils ont été formés, devrait sonner l’alarme. C’est pourquoi, en imposant la vaccination à tous les soignants, le gouvernement Legault a eu raison. Idem pour son ministre de la Santé, Christian Dubé, lorsqu’il tient mordicus à la date butoir du 15 octobre. https://web.archive.org/web/20211023175154/https://www.journaldequebec.com/2021/10/13/la-tempete-malheureusement-parfaite
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017- TRISTE, ces récalcitrants de la santé DENISE BOMBARDIER 2021-10-12 Vendredi prochain, environ 600 médecins et quelque 4300 infirmières et infirmiers, tous refusant d’être vaccinés contre la COVID-19 selon le protocole mis de l’avant, ne pourront plus exercer leur profession au Québec. Il était plus que temps que l’on oblige ces travailleurs de la santé à se soumettre à la volonté du gouvernement, gardien de la santé publique. Le corps médical ne doit pas accepter que ses membres défient ainsi la science, car le vaccin contre la COVID‐19 est le premier test contemporain dont on sait qu’il peut sauver la planète. Le développement actuel de la science permet la survie de la population face à ce virus. Comment tolérer que des médecins formés pour sauver des vies puissent refuser ce vaccin, niant ainsi la science elle-même ? Il ne s’agit pas d’expérimentations quelconques sur des cobayes, mais d’une médecine qui bénéficie des dernières avancées techniques en recherche mondiale sur les vaccins. Opposition incompréhensible Pour parler clairement, comment des personnes qui ont choisi la médecine, qui ont consacré une dizaine d’années pour devenir des spécialistes dans leur domaine, qui bénéficient d’un statut social enviable, qui commandent des émoluments à la hauteur de leur contribution sociale et de leur formation universitaire et qui sont encadrées par le serment d’Hypocrate, peuvent-elles s’opposer au vaccin ? La pandémie exige encore plus de responsabilités et un code d’éthique qui doit être sacré aux yeux des médecins compte tenu du mouvement antivaccin qui sévit au Québec. C’est pourquoi il est intolérable d’imaginer que des médecins, qui exercent leur profession selon les contraintes et les réussites de la science, s’affichent comme des antiscientifiques. Comment également des infirmières et des infirmiers, qui pratiquent leur métier selon un protocole de soins défini par la science, peuvent-ils également se soustraire à la vaccination, voire refuser de vacciner leurs concitoyens ? Est-ce possible ou même compréhensible que ces travailleurs de la santé, qui œuvrent souvent dans l’intimité de leurs patients, qui n’ignorent rien des règles de la santé publique, soient eux-mêmes sceptiques devant les découvertes de la science ? Qu’ils basculent même dans des délires complotistes et encouragent leurs proches à refuser aussi le vaccin ? Réussite médicale Les scientifiques de haut niveau ne s’entendent pas toujours entre eux. En science, le doute est toujours de mise. La science, qui n’existe que par la reconnaissance des faits et l’expérimentation, peut faillir. Mais dans le cas de cette pandémie, nous devrions plutôt nous émouvoir et nous réjouir que des savants aient réussi leur objectif. C’est grâce à leurs connaissances, à leur collaboration planétaire et à leur volonté acharnée qu’ils ont trouvé le vaccin qui finira par dompter ce virus mortel. Ils l’ont fait brillamment et en si peu de temps, empêchant ainsi un cataclysme prévisible. C’est pourquoi l’idée que des soignants, médecins ou infirmiers, s’excluent et refusent le vaccin est intolérable, voire révoltante. On devrait donc être reconnaissant au ministre de la Santé d’avoir convaincu avec fermeté le Collège des médecins et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec d’exiger que leurs membres se soumettent à la vaccination. https://web.archive.org/web/20211019022044/https://www.journaldemontreal.com/2021/10/12/triste-ces-recalcitrants-de-la-sante
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018- Les complotistes sont des fanatiques religieux GENEVIÈVE PETTERSEN 2021-10-01 L’humain a toujours cherché des réponses simples à des questions compliquées. Et c’est pour cette raison que la religion est l’opération marketing qui, à ce jour, a le mieux fonctionné. Je n’ai pas été surprise quand, cette semaine, des médecins ont témoigné en disant que certains patients COVID refusent les traitements et sont convaincus que l’hôpital est un décor de cinéma dans lequel déambulent des acteurs. Les théories du complot répondent à un besoin Dans mon ancienne vie, j’ai fait des études en sciences des religions. L’une des premières choses que j’ai apprises, c’est les racines du mot religion, qui vient de religare. Ça veut dire relier. La religion est une chose qui nous relie. Mais Dieu est mort sur l’autel de la Révolution tranquille, et la fonction que remplissait jadis la religion dans la cité a laissé une plaie béante. Une plaie qu’on a tenté de colmater en vain avec le magasinage, le culte des célébrités et toutes sortes d’autres veaux d’or auxquels on s’accroche pour oublier que, souvent, la vie n’a pas de sens. Fanatisme La pandémie arrive, donc, et plusieurs personnes cherchent des explications. Plus isolées que jamais, elles trouvent sur internet une nouvelle façon de se lier avec des gens qui partagent la même vision du monde : c’est un complot, la COVID est inventée. Ces théories farfelues, et les gurus qui les répandent, répondent à un besoin humain : donner du sens à quelque chose qui nous fait peur. Si la religion était selon Marx l’opium du peuple, il en va de même pour le complotisme. Cela peut paraître paradoxal, mais il y a quelque chose de fondamentalement rassurant dans le fait de croire que l’unité de soins intensifs est un décor et que c’est l’intubation et non le virus qui tue les patients. Alors peut-être qu’on devrait arrêter de traiter les complotistes de fous et se dire qu’on a été des centaines d’années à croire que Jésus avait marché sur l’eau et transformé l’eau en vin. Faudrait aussi commencer à voir les complotistes pour ce qu’ils sont : des fanatiques religieux. https://web.archive.org/web/20211001090917/https:/www.journaldemontreal.com/2021/10/01/les-complotistes-sont-des-fanatiques-religieux
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019- Discuter avec un antivax? Une perte de temps... RICHARD MARTINEAU 2021-09-29 Alors, vous voulez discuter avec un antivax complotiste pour le convaincre que les thèses qu’il défend sont fausses ? Bof, si vous avez du temps à perdre... UN DÉBAT IMPOSSIBLE Avant de vous lancer dans cette aventure, lisez cet extrait de Risibles Amours, de l’écrivain tchèque Milan Kundera : « Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ? « Si tu ne lui disais que la vérité, ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou... » Parlez à des gens qui ont un parent ou un ami complotiste, ils vont tous vous dire la même chose : le complotiste n’a qu’une idée en tête. Convertir les gens qui ne pensent pas comme lui. Les amener dans son trip. Tout ce qu’on peut lui dire va alimenter son délire. Chaque mot, chaque phrase. Regardez le gars qui est mort de la COVID-19 à 27 ans après avoir reçu sa première dose trop tard. Ma blonde a reçu un message d’un lecteur concernant cette triste histoire : « Arrêtez de dire que c’est la COVID qui l’a tué, c’est pas la COVID, c’est le vaccin qu’il a reçu au mois d’août ! » Qu’est-ce que vous voulez répondre à ça ? Il n’y a rien à répondre. Quoi que tu dises, ton interlocuteur va prendre ton argument, le virer à l’envers et l’utiliser contre toi. Pile, il gagne, face, tu perds. DE L’AUTRE CÔTÉ C’est comme la jeune témoin de Jéhovah qui s’est laissée mourir au bout de son sang dans un hôpital de Québec. Les infirmières avaient beau lui répéter – preuves à l’appui – que les transfusions sanguines ne représentaient aucun danger, elle ne voulait rien entendre. Elle était passée de l’autre côté. Quand une personne est rendue là, ça ne sert à rien de lui balancer des arguments logiques. C’est comme si tu lui parlais une langue étrangère. Ces gens ne réfléchissent pas. Ils ne raisonnent pas. Ils croient. Et comme disait le théologien danois Soren Kierkegaard, la foi exclut le doute. Pour croire, il faut accepter de « lâcher la preuve », c’est-à-dire de tourner le dos à la réalité, aux faits objectifs. Plus tu tentes de convaincre un « croyant » que ses croyances sont illogiques, et plus il s’accroche à sa foi. C’est un cercle vicieux. C’est plate à dire, mais tous les spécialistes des phénomènes sectaires vous le diront : on ne peut pas faire grand-chose pour sortir un adepte d’une secte. La personne sortira quand elle décidera de sortir. Plus tu essaies de la sortir du trou où elle croupit, plus tu risques d’être entraîné dans le trou avec elle. RIEN À GAGNER On n’a rien à gagner à discuter avec les complotistes. Comme disait Kundera : pour te faire comprendre d’eux, tu dois parler leur langage. Et une fois que tu fais ça, tu es perdu. https://web.archive.org/web/20211205203201/https://www.journaldemontreal.com/2021/09/29/discuter-avec-un-antivax-une-perte-de-temps
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020- À la guerre comme à la guerre DENISE BOMBARDIER 2021-09-28 « Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours, mais nous, nous serons morts, mon frère. » Notre regretté Raymond Lévesque a écrit une des plus belles chansons du répertoire. Lire sa poésie nous serre toujours le cœur. La période que nous vivons est infernale. L’art de la conversation appartient au passé. La discussion, qui suppose le choc des idées, est devenue un risque que beaucoup de gens refusent de prendre. Plusieurs sont redevenus taiseux, ce qui agrandit l’espace des hurleurs et des haineux. Le clivage politique partisan rend impossible toute nuance de la pensée. La conséquence est inévitable : c’est le recul de la raison. Le savoir humain est mis à mal par un dérèglement de l’esprit, de la sensibilité et de l’intuition. Une minorité Nous sommes face à des robots, non pas pensants, mais déconnectés du réel. C’est pourquoi, même s’ils sont minoritaires, ils accaparent les réseaux sociaux et inversent leur statut d’agresseurs sociaux. Les complotistes et autres antivax et anti-mesures sanitaires sont emmurés. Les mots dont ils usent sont vides de sens. Ce sont des jappements de bêtes enragées, blessées sans doute, dépouillées de l’estime d’eux-mêmes, sans repères moraux, spirituels et historiques. Toute tentative d’échanges avec eux s’avère inutile et décourageante. Nous savons que la politique nous éloigne les uns des autres. Mais elle peut aussi nous rapprocher et nous permettre de progresser en développant le dépassement individuel et collectif. La démocratie, imparfaite comme l’être humain, demeure la voie royale du vivre-ensemble. Mais la pandémie qui s’est abattue sur nous nous a déconstruits. Personne n’y échappe. C’est pourquoi des amis d’hier sont devenus des ennemis à vie. Les divergences politiques entre gens civilisés ne brisent pas les liens amicaux, amoureux ou sociaux. La COVID s’en charge. Péril en la demeure L’individualisme au nom duquel certains revendiquent un droit qui met en péril le droit de la majorité de se protéger contre la maladie et la mort démontre les limites de la démocratie. En temps de guerre, car nous y sommes, tous les droits ne sont pas égaux. Les droits sont aussi hiérarchisés. Notre société n’est plus composée que de contradicteurs et d’adversaires. Des ennemis irréductibles s’affichent. C’est pourquoi nous devons les combattre avec les armes que sont nos lois et des règlements plus musclés. Nous souffrons d’une pollution du langage. De la liquidation de la politesse, qui transformait autrefois nos échanges quotidiens en petits bonheurs. De la vulgarité devenue banale au-delà de notre imaginaire et qui nous éclabousse tous. Il faut résister à la tentation de se placer sur le même terrain que ceux qui déraillent. Il faut éviter d’emprunter leurs mots. Il faut rêver de la fin de ce cauchemar. Nous étions autrefois un peuple de bonne humeur, à un passé certes rude, où le mépris nous était familier, mais où le tragique de la vie nous a été épargné. Nous sommes capables de reconstruire une telle société. https://web.archive.org/web/20210928100759/https://www.journaldemontreal.com/2021/09/28/a-la-guerre-comme-a-la-guerre
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021- Les antivax font peur DENISE BOMBARDIER 2021-09-25 C’est bien pour cette raison, comme je l’écrivais hier, qu’il faut leur déclarer la guerre [voir 022]. Tout au long de notre histoire moderne, nos affrontements politiques n’ont pas mené à la mort. Sauf l’épisode terroriste du FLQ dont on a fait l’autopsie cette année, cinquante ans plus tard. L’opposition au vaccin dans le contexte de la pandémie actuelle, alors que la majorité des cas quotidiens qui se déclarent touchent principalement des personnes non vaccinées, nous plonge dans le découragement, voire l’anxiété. Soulignons que l’extrémisme politique a eu peu de conséquences dans notre système social-démocrate depuis les années soixante. Il existe certes des sectes au Québec aux objectifs troubles, parfois. Mais ce mouvement radical contre la vaccination bouleverse toute notre société déjà perturbée et déstabilisée. En prenant en otages en quelque sorte des jeunes pour les endoctriner, en encombrant davantage nos services hospitaliers, cette mouvance actuelle sans morale peut être qualifiée de terroriste. Minorité bruyante Ces gens ne représentent qu’une minorité, diront certains. Oui, mais leur message anti-scientifique anéantit notre effort collectif pour mettre fin au fléau. La majorité de ces croisés se réclament de leur liberté personnelle pour entraver l’effort surhumain des responsables de la santé publique et du gouvernement du Québec. Ils font peur à cause de leur ignorance crasse. Guy Nantel, notre humoriste-sociologue, a recueilli dans un vox pop leurs propos désolants. Certains sont des complotistes patentés. Un travailleur de la santé croit dur comme fer que le vaccin pourrait raccourcir l’espérance de vie. Une vieille dame à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession est d’accord avec Trump : boire du désinfectant peut tuer le virus. Ce sont des crackpots finis, dirait-on. Peu importe. Ils représentent des dizaines de milliers de zélotes anti-COVID. On ne peut continuer de les tolérer sous prétexte qu’ils ont le droit de s’exprimer et de perturber l’ordre. Que représente alors le droit de ceux qui ont respecté les consignes de la Santé publique ? Qui ont sacrifié leur liberté personnelle en se confinant, en se masquant, en se coupant de leurs proches, en renonçant aux activités de leur vie antérieure et, bien sûr, en perdant de l’argent. Prétendues victimes Ces hordes de gens, qui se disent même pacifistes en affichant leur haine, en insultant les politiciens avec leurs pancartes affichant F... Legault, en portant fièrement des croix gammées et en désacralisant nos drapeaux, ces admirateurs de gourous autoproclamés croient mener une sorte de guerre sainte. Ils se considèrent victimes de notre « système de merde », car, dans leurs têtes fêlées, tout se tient, tout est entremêlé. Nos gouvernements seraient corrompus, les médias empocheraient des enveloppes brunes et les chercheurs scientifiques seraient des imposteurs et des menteurs. D’ailleurs, certains non-vaccinés qui contractent la COVID-19 et se retrouvent à l’hôpital malmènent des soignants et les engueulant selon le témoignage de certains. Et cela dans nos propres hôpitaux. Il est impossible d’échanger avec ces gens déraisonnables. Enfermés dans leur monde de délire, ils se perçoivent dépositaires du dernier rempart contre nous tous, qui ne comprenons pas que la science dont nous dépendons est une imposture planétaire. Cette planète en pandémie qu’ils tentent de fuir à leur manière. https://web.archive.org/web/20210925094230/https:/www.journaldemontreal.com/2021/09/25/les-antivax-font-peur
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022- Il faut faire la guerre aux antivax (Article renommé ultérieurement : Pourquoi je suis pour la vaccination obligatoire) DENISE BOMBARDIER 2021-09-24 C’est au nom des libertés individuelles que la démocratie se déploie. C’est grâce à la Charte des droits que la vie en société permet à chacun d’être libre. D’accéder à tous les autres droits qui nous permettent de rêver et de progresser. Nous vivons depuis un an et demi dans une pandémie qui a bouleversé et nos vies et nos principes et nos espoirs. Ce terrible virus nous menace. Il nous tue, détruit nos corps, limite nos libertés. À vrai dire, nous sommes en guerre et nous ignorons le jour où nous sortirons de ce cauchemar. La COVID-19 n’en finit plus de muter. Or, la science a fait des bonds de géant en développant ces vaccins qui nous protègent. La majorité des gens au Canada ont consenti à se confiner selon l’exigence du gouvernement. Ils ont accepté d’être vaccinés. Pour se protéger et protéger les autres. Irresponsabilité Mais un an et demi plus tard, le virus continue de sévir et un autre virus s’est emparé désormais des esprits d’une partie de la population, qui refuse à titre personnel d’être inoculée. Ces gens sont des irresponsables. Ils se réclament de leurs propres droits alors qu’ils se fichent des droits des autres. Le gouvernement Legault, qui a su si bien gérer la crise mise à part la tragédie des CHSLD, ne peut plus reculer. Cette semaine, on apprenait qu’une enseignante a contaminé des enfants dans son école. On ne peut fermer les yeux sur les centaines de milliers de Québécois qui refusent encore de se faire vacciner. Il faut faire la guerre à ces gens qui sous des prétextes délirants font en sorte que chaque jour des centaines de cas se déclarent. Le passeport vaccinal ne suffit plus. Le gouvernement Legault doit faire preuve de fermeté. La grande majorité des nouveaux covidés sont des gens qui avaient refusé le vaccin et qui contaminaient à leur tour des enfants et des jeunes en particulier. Indécence Il devient indécent de laisser des travailleurs de la santé, du système scolaire et plus largement tous ceux qui sont en contact direct avec le public s’insurger contre ce qui est qualifié de violation de leur liberté personnelle. Les dégâts causés par ces énergumènes antivax, antimasques et autres abrutis qui se croient au-dessus de la masse d’« esclaves » pour qui ils nous prennent ont ainsi usé de notre patience. Ils nous insultent à longueur de jour. Ils visent désormais l’endoctrinement de nos enfants et de nos adolescents, par définition inquiets et à l’affût des bêtises sur les réseaux sociaux. Il y aura un prix à payer si nous nous laissons imposer leurs croyances aussi dangereuses que dévastatrices pour tout le pays. La vaccination obligatoire est un recul de nos droits démocratiques, certes, mais on n’a pas d’autre choix si on veut sortir de cet enfer. La Charte ne peut pas servir de justificatif pour mettre la vie de tout le monde en danger. C’est la science qui nous délivre du mal. https://web.archive.org/web/20210924101849/www.journaldemontreal.com/2021/09/24/il-faut-faire-la-guerre-aux-antivax
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023- Mon défi aux antivax! RICHARD MARTINEAU 2021-09-23 Hé, les antivax, j’ai une super idée pour vous ! Vous dites que le virus de la COVID n’est pas si dangereux que ça ? Que les médias et les autorités sanitaires exagèrent grandement l’ampleur de la pandémie ? Que le virus ne menace que les personnes âgées ? Que c’est ridicule de demander aux gens de porter un masque ? Qu’il suffit de bien manger, de faire de l’exercice et de prendre des vitamines pour se protéger adéquatement ? UNE ÉMISSION HEBDOMADAIRE ! Parfait ! Alors, prouvez-le ! Par des actions concrètes ! C’est facile de se faire aller le mâche-patates et de crier dans un porte-voix. Moi, je vous propose de passer à l’acte ! De prouver que vos théories ne sont pas des paroles lancées en l’air ! Que vous avez bel et bien fait vos recherches ! Le test que je vous propose est simple. Je vous enferme dans un placard avec une personne atteinte de la COVID pendant une heure, et je demande à cette personne de vous lécher la face deux fois de suite et de vous tousser au visage à trois reprises – une grosse toux grasse, avec le maximum de particules éjectées. C’est tout. Devant des caméras qui diffuseront ces images en direct. Ensuite, on vous envoie dans une chambre d’hôtel quatre étoiles et on vous teste régulièrement pendant quelques jours. Ça vous va ? De toute façon, vous ne risquez rien, vous êtes en forme ! Vous êtes jeunes ! Et vous prenez des vitamines Flintstones tous les matins ! Avec un suppositoire de crème Budwig ! Vous imaginez l’impact que ce test aurait auprès des gens si, après cet exercice, vous n’attrapez pas la maladie ? Ça serait malade ! On pourrait en faire une émission hebdomadaire. « Lèche-moi la face », animée par Anne Casabonne ! ET BONNE SOIRÉE DE LUTTE ! Je lance l’invitation à Maxime Bernier et à François Amalega (l’organisateur des manifs devant les écoles). Allez, messieurs ! Montrez que vous avez des couilles ! Cessez de parler, et passez à l’acte ! Prouvez que nous sommes des pissous ! C’est facile de dire que vous n’avez pas peur du virus ! Mais montrez-le ! En le confrontant ! Imaginez, monsieur Bernier... « Dans le coin gauche, le seul chef de l’opposition au monde qui n’a pas fait élire un seul député ! Un sportif émérite capable d’écraser tous les virus de la Terre d’un simple coup de pectoraux ! Et dans le coin droit, le variant Delta, qui a des centaines de milliers de K.-O. à son actif ! Qui gagnera ? Faites vos jeux, rien ne va plus ! Nous rappelons que cette diffusion du défi “Lèche-moi la face” est une présentation de l’Institut Alexis-Cossette-Trudel, renommé internationalement pour la rigueur de ses analyses ! » Les sceptiques seraient confondus ! J’ENTUBE LE VIRUS ! Si le concept de mon émission ne vous plaît pas, ne craignez rien, j’en ai un autre... Vous allez travailler dans la section COVID d’un hôpital pendant une semaine. Là où les gens sont intubés. Sans masque ni gants. Le défi « Fuck le virus ! » « Aujourd’hui, notre candidat, François Amalega, vous montre que vous n’avez AUCUNE raison de craindre le virus ! » Vous n’acceptez pas mon invitation ? Vous ne voulez pas confronter le virus ? Alors, fermez-la. https://web.archive.org/web/20211024093312/https://www.journaldequebec.com/2021/09/23/mon-defi-aux-antivax
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024- Les non-vaccinés épuisent les médecins RICHARD MARTINEAU 2021-09-22 Samedi dernier, le quotidien britannique The Guardian a publié un texte très intéressant sur les travailleurs de la santé. Plus particulièrement sur leur fatigue, leur épuisement mental. DES CHAMPS DE BATAILLE Savez-vous ce qui déprime le plus les travailleurs de la santé ? Ce qui les épuise le plus, ce qui mine le plus leur moral, ce qui les pousse même à faire des burn-out ? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas le nombre d’heures qu’ils doivent travailler ni le nombre de patients qu’ils doivent voir chaque jour, non. C’est de traiter des personnes non vaccinées. Ça, ça les fout à terre. « Il n’y a rien de plus décourageant que de voir une personne se retrouver aux soins intensifs parce qu’elle a refusé un vaccin qui était disponible gratuitement et dont l’efficacité est scientifiquement prouvée », de dire une urgentiste de Houston. « J’ai été 12 ans dans l’armée et dans le cadre de mes missions, j’ai reçu tous les vaccins possibles et impossibles, de dire une chirurgienne de l’Arizona. C’est extrêmement frustrant de voir autant d’individus tourner le dos à la science. Par leur irresponsabilité, ces gens transforment nos urgences en champs de bataille... » Le plus dur, pour les travailleurs de la santé formés pour soigner les malades, est d’annoncer à des personnes en attente d’une chirurgie qu’ils ne pourront pas se faire opérer, car les ressources de l’hôpital sont mobilisées par des non-vaccinés qui remplissent les urgences. Imaginez... « Je sais que vous êtes une citoyenne responsable qui est double-vaccinée et qui a respecté toutes les consignes, mais vous devez attendre et prendre votre mal en patience, car on doit s’occuper d’une personne qui se foutait de la pandémie, qui se moquait des médecins, qui ridiculisait les experts de la santé publique et qui n’a jamais levé le petit doigt pour protéger les autres. « Soudainement, à cause de sa propre incurie, cette personne qui ne pensait qu’à son nombril et qu’à ses droits a besoin de mes connaissances et de mon expertise... » VOUS N’ÊTES PAS TANNÉS ? De dire une psychiatre de Philadelphie qui traite les travailleurs de la santé au bout du rouleau : « C’est difficile pour les médecins et les infirmières de traiter des malades non vaccinés : ils ont l’impression de risquer leur vie et celle de leur famille pour des gens qui se foutent royalement d’eux... » Je sais ce que certains d’entre vous pensent : « Es-tu en train de nous dire, Richard, que les médecins devraient cesser de traiter les fumeurs, les gens qui ne font pas attention à ce qu’ils mangent ou les individus qui ne font pas d’exercice, sous prétexte qu’ils n’ont pas de saines habitudes de vie et qu’ils sont irresponsables ? » La réponse à cette question est simple : non. Primo, je n’ai jamais dit qu’on ne devrait pas traiter les non-vaccinés. Et secundo : si tu passes tes journées assis sur ton sofa à téter ta bière et à manger des crottes de fromage, tu mets seulement ta santé en danger, pas celle de tout le monde autour de toi ! Je dis seulement : vous n’êtes pas tannés de faire chier tout le monde, maudits antivax ? https://web.archive.org/web/20210922215842/https://www.journaldequebec.com/2021/09/22/les-non-vaccines-epuisent-les-medecins
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025- Guy Nantel et les antivax SOPHIE DUROCHER 2021-09-20 La semaine dernière, j’ai vu passer ce titre d’un article : Guy Nantel ridiculise les opposants au passeport vaccinal. En fait, c’est faux. Guy Nantel ne ridiculise pas les antivaccins. Ce sont eux qui se couvrent de ridicule. Comme le disait Jacques Parizeau, ces gens sont passés maîtres dans l’art de « s’autopeluredebananiser ». ÇA VA PAS BIEN ALLER Cette fois-ci, Guy Nantel a pris la peine de nous montrer à l’écran qu’il prévient les « interviewés » qu’il ne va garder que leurs pires réponses. Il les avertit que leurs propos vont se retrouver sur le web. Il les prévient que tout le monde va se moquer d’eux quand le vox pop sera en ligne. Personne ne se fait piéger, personne ne peut plaider : « Je le savais pas ». Ce qui est affligeant, ce n’est pas que les gens soient aussi ignorants, incultes, illogiques. C’est qu’ils soient fiers de l’être ! Ils sont tout contents d’étaler leur vacuité intellectuelle ! Bien sûr, on est découragé quand on entend des militants antivaccins qui participent à une manifestation antivaccins et qui ne savent pas que la COVID porte le chiffre 19 parce que c’est en décembre 2019 que le coronavirus a été détecté pour la première fois. C’est désolant d’entendre que Castro était dictateur des Îles-de-la-Madeleine, que Bernard Derome fut le dictateur de l’Italie, ou que René Lévesque est un des patriotes de 1837. Mais je n’ai pas trouvé que les antivaccins étaient plus ploucs que les autres répondants aux autres vox pop de Guy Nantel. Par contre, si tu manifestes pour la Terre et que tu ne connais rien à l’environnement, tu ne mets en danger la vie de personne. Alors que si tu manifestes contre les vaccins, que tu travailles dans le système de santé, et que tu affirmes que : « Les vaccins raccourcissent l’espérance de vie », tu me fais peur et je n’ai pas envie que tu me soignes. C’est pour cette raison que l’on a trouvé tellement jouissif ce récent vox pop de Guy Nantel. En date du 17 septembre, il y avait 6 190 393 Québécois qui avaient eu leurs deux doses de vaccins (82 % de la population). Ce vox pop cinglant, c’est la vengeance des 6 190 393 citoyens vaccinés qui sont tannés que les autres ralentissent leur groupe. Tannés qu’ils engorgent le système de santé. Pour tout vous dire, habituellement, les vox pop de Guy Nantel me font hurler de rire. Cette fois-ci, je n’ai jamais eu autant envie de pleurer. ANNE EN FUME DE LA BONNE Que des ploucs disent des niaiseries au micro de Guy Nantel, c’est une chose. Mais que l’actrice Anne Casabonne écrive sur Facebook, à 13 reprises, que le vaccin COVID-19 est « de la marde », ça c’est inquiétant. Et que 10 000 personnes aient « aimé » la publication de Casabonne et la trouvent « courageuse », ça, c’est terrifiant. L’agent de la comédienne a écrit sur les médias sociaux : « Anne a pris la décision, la semaine dernière, de prendre une année sabbatique pour plusieurs raisons ». On lui souhaite de se reposer. On lui souhaite « bonne santé ». Il ne faudrait pas qu’elle se trouve dans « la marde » si elle attrapait un certain virus. https://web.archive.org/web/20210920214216/https:/www.journaldemontreal.com/2021/09/20/guy-nantel-et-les-antivax
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026- Portrait d’une antivax RICHARD MARTINEAU 2021-09-19 Comme tous les journalistes et chroniqueurs, je suis inondé, depuis le début de la pandémie, de messages hyper agressifs provenant d’antivax crinqués. C’est toujours la même rengaine : je suis à la solde du gouvernement, Bill Gates me paie pour faire la promotion du vaccin, le ministre Dubé me dit quoi écrire, blablabla. Comme ma tante Mais il y a quelques jours, j’ai reçu un message particulièrement violent : « Tu est (sic) une hostie de vidange hâte de te voir crever criss de poubelles pas de colonne mon Tbk... » Le plus étonnant est que la personne qui m’a envoyé ce message n’est pas un gars tatoué qui porte un hoodie, comme 95 % des antivax, mais une p’tite madame d’une soixantaine d’années qui ressemble à ma tante Micheline. En regardant la photo de Denise (je ne dévoile pas son nom de famille pour protéger ses proches), je me suis demandé ce qui peut bien pousser une dame qui aime probablement le tricot, le bingo et Ricardo à vomir de telles insultes un mercredi soir à 17 h 49. Alors je me suis mis à fouiller sa page Facebook pour mieux la connaître. Voici comment Denise se décrit : « Vivante, optimiste, curieuse, douce et extravertie. Une boule de joie qui répand des ondes positives. » Ben coudonc. On trouve beaucoup de références à Dieu sur la page de Denise. Des extraits de la Bible sur fond de couchers de soleil, des messages « positifs » avec des cœurs, des photos de nuages, des dessins d’anges. « Je vis ma vie pour toi, cher Dieu », écrit-elle. Une vie difficile Le mot « solitude » revient à de nombreuses reprises dans les messages que Denise publie sur Facebook. « J’ai toujours senti que je n’étais pas désirée, j’ai été mise à l’écart, personne n’a essayé de se rapprocher de moi... » Denise semble avoir trimé dur. « Derrière mon beau sourire, il y a des cicatrices que personne ne voit. La vie n’a pas été facile pour moi. J’ai affronté beaucoup de douleur... » Si je me fie aux rares photos d’elle qu’on retrouve dans ses albums, Denise a deux filles. Mais ce sont des photos qui datent d’il y a longtemps. Les voit-elle encore ? Elle est nationaliste (beaucoup de drapeaux du Québec sur sa page). Elle est abonnée à la page de l’organisme PETA, qui défend les droits des animaux. Son émission de télé préférée est La roue de fortune. Beaucoup de vidéos contre le masque et le vaccin, des vidéos complotistes « prouvant » que les gens qui se sont fait vacciner sont devenus « magnétiques », une vidéo affirmant que prendre des bains de sel « purifie l’aura », des photos de cristaux, beaucoup de références à l’horoscope... Ultra moderne solitude Elle a beau m’avoir insulté de la façon la plus violente possible, je suis incapable d’être fâché contre Denise. Elle est comme des milliers, pour ne pas dire des millions de personnes : seule, angoissée, s’accrochant à ce qu’elle peut pour ne pas couler. Pour ces « gens au pas léger qui meurent sans laisser de traces », pour reprendre le très beau titre d’un documentaire de Bernard Émond, la vie n’est pas facile en temps normal. Alors, imaginez en temps de pandémie... https://web.archive.org/web/20211016135729/https://www.journaldequebec.com/2021/09/19/portrait-dune-antivax
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027- Des manifestations très inquiétantes JOSÉE LEGAULT 2021-09-01 Les manifs antivax et complotistes qui, depuis les débuts de la campagne électorale, suivent Justin Trudeau à la trace posent un réel problème en démocratie. Primo, la violence verbale des manifestants envers le premier ministre sortant est une forme criante, dans tous les sens du mot, d’intimidation politique et personnelle. Deuxio, leurs gestuelles ouvertement agressives et grossières constituent une menace à sa sécurité même. Tertio, leurs affiches véhémentes montrant, entre autres, un Justin Trudeau sur le point d’être pendu, ont des airs choquants d’appels tacites à la violence physique. Au Canada, en période de campagne électorale, c’est du jamais-vu. Ces manifs sont tout d’abord le produit infect du trumpisme fanatique et haineux d’extrême droite. On sait qu’il traverse les frontières et les continents depuis des années déjà. Dès qu’il déborde dans la rue, sur les médias sociaux ou même, le 6 janvier dernier, jusqu’au sein du Capitole américain lors d’une émeute sans précédent, aucun État ne doit se croire à l’abri de la violence inhérente au trumpisme. Crescendo Parce qu’il est premier ministre – et qu’il s’est dit favorable à la vaccination obligatoire –, l’anti-élitisme primaire de trumpistes canadiens enragés à la moindre mesure sanitaire en pandémie le poursuit tout au long de sa campagne. Dans les faits, on assiste à un crescendo. Depuis des mois, des illuminés similaires opposés aux masque, autres mesures sanitaires et vaccins manifestent en effet bruyamment contre ce qu’ils qualifient dans leur délire de « dictature sanitaire ». Comme ailleurs en Occident, le Canada et le Québec n’y ont pas échappé. Dans ces manifs, il y en a même pour porter l’« étoile jaune » sans le moindre scrupule. Alors que pour les Juifs, sous les nazis, elle les marquait brutalement pour une mort certaine. D’autres font circuler des photos truquées de Justin Trudeau et de François Legault vêtus de l’uniforme nazi et portant la moustache hitlérienne. D’autres encore insultent, menacent et harcèlent à répétition des élus, des journalistes et des leaders d’opinion. Ceci n’est pas un détail. Leurs armes de prédilection sont la désinformation, la haine, l’insulte et, ce faisant, la peur. Irrecevables Pour toutes ces raisons, la responsabilité première des chefs d’État et de partis politiques est de dénoncer ce phénomène de plus en plus inquiétant. Bref, de tracer une limite et de l’énoncer clairement. Comme quoi ces comportements et ces discours intimidants sont tout simplement irrecevables. Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, serait d’ailleurs fort sage d’en prendre bonne note. Car lorsqu’il accuse le chef libéral Justin Trudeau de « jeter de l’huile sur le feu » parce qu’il tient tête à ces manifestants, il alimente inévitablement leur rage. Quand il invite même M. Trudeau « à adopter un ton conciliant » avec eux, volontairement ou non, il minimise les dangers appréhendés des discours haineux véhiculés par eux. Il est vrai qu’en démocratie, la recherche de la conciliation, de la nuance et du dialogue est un objectif éminemment noble, voire essentiel au vivre-ensemble. Sauf, doit-on le rappeler, avec ceux dont le but ultime en est la destruction. Ce sont eux qui, dans les faits, jettent sciemment de l’huile sur le feu. https://web.archive.org/web/20220201101302/https://www.journaldequebec.com/2021/09/01/des-manifestations-tres-inquietantes
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028- Voici à quoi ressemble le réveil d'un antivax RICHARD MARTINEAU 2021-08-31 Avez-vous vu ? Après la perte de l’odorat et la décoloration des orteils, des chercheurs viennent de trouver un autre symptôme bizarre de la COVID-19. Lorsqu’une personne non vaccinée attrape la COVID-19 et tombe gravement malade, il paraît qu’elle s’intéresse soudainement aux autres ! Elle se rend compte qu’il n’y a pas que son nombril qui compte ! On appelle ça le DCE – le « déballonnement chronique de l’ego ». VIVE LA VIE EN SOCIÉTÉ ! Le premier signe qu’une victime de la COVID-19 souffre du déballonnement de l’ego ? Elle sort sa carte d’assurance maladie. Eh oui ! Après des mois à envoyer promener la majorité des Québécois, à leur dire de manger de la chnoute et à les traiter de moutons, la personne, soudainement, découvre les vertus de la vie en société ! « Oh, que c’est plaisant de savoir que je ne suis pas seul et que l’ensemble des contribuables québécois vont payer pour mes soins de santé ! » « Que c’est agréable de savoir que tous les Québécois qui se sont fait vacciner et que j’ai traités de tous les noms ces 18 derniers mois vont généreusement ouvrir leur portefeuille pour m’aider à me débarrasser de ce virus que j’ai attrapé après avoir léché la face de mon voisin lors d’un super gros party illégal en Beauce, party au cours duquel Maxime Bernier est monté sur une table de pique-nique, s’est mis en chest et nous a montré ses muscles, pendant que 300 individus chaudailles portant des t-shirts des Frères Tadros se dandinaient au son de We’re Not Gonna Take It de Twisted Sister ! » VIVE LES TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ ! Deuxième signe que la personne souffre du DCE : elle s’inquiète soudainement du sort des travailleurs de la santé ! « J’espère que les médecins ne seront pas trop débordés, aujourd’hui, et que les infirmières ne seront pas trop au bout du rouleau, car je veux qu’ils prennent bien soin de moi ! » Du jour au lendemain, cette personne qui a toujours trouvé que les travailleurs de la santé se plaignaient la bouche pleine et que le ministre Dubé était un triple idiot fait preuve de compassion à leur endroit ! Je dirais même : de reconnaissance ! Oui, oui, je vous le dis ! À l’hôpital Jefferson de West Virginia, il y a même une non-vaccinée qui a dit « Merci » à une infirmière ! Troisième et dernier signe qu’une victime de la COVID-19 souffre de ce mal étrange... À la toute fin, juste avant qu’elle pousse son dernier soupir, la personne, qui a maintenant l’ego complètement dégonflé, dit à une infirmière de se pencher et lui chuchote à l’oreille : « Dites... dites à mes enfants d’aller se faire vacciner, s’il vous plaît... » PRENEZ UN NUMÉRO Savez-vous ce que j’aimerais entendre, un jour ? J’aimerais qu’une infirmière dise à une personne non vaccinée qui a attrapé la COVID-19 et qui a un besoin urgent de soins : « Désolé, monsieur, j’aimerais bien vous soigner, mais une citoyenne qui s’est toujours comportée de façon responsable et qui s’est fait vacciner, elle, a besoin d’être opérée à la hanche. Donc, prenez un numéro et attendez. » Malheureusement, c’est le contraire qui arrive. C’est la personne responsable qui doit attendre... Pourquoi ? https://web.archive.org/web/20210903221201/https://www.journaldemontreal.com/2021/08/31/voici-a-quoi-ressemble-le-reveil-dun-antivax
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029- Vaccination: à quoi jouent les syndicats? JOSÉE LEGAULT 2021-08-31 Proposée par le gouvernement Legault, la vaccination obligatoire de tous les soignants en contact avec des citoyens, au public comme au privé, devrait tomber sous le sens, non ? Après 18 mois d’une pandémie usante à l’os, en pleine 4e vague et face au variant ultracontagieux nommé Delta, c’est du moins ce qu’on aurait cru. D’autant plus qu’il reste des milliers de soignants non encore vaccinés. On aurait pensé qu’il en va d’un devoir moral et éthique de protection de la population dans son entier, incluant les aînés, les personnes immunosupprimées ou adultes handicapés. Or, la semaine dernière, en commission parlementaire sur le sujet, c’était le monde à l’envers. Tristement à l’envers. D’un côté, des fédérations de médecins plaidant la vaccination obligatoire de tous les soignants avec sanctions pour les récalcitrants, qu’ils soient en contact ou non avec les citoyens. Objectif : protéger la santé des patients, des résidents de ressources d’hébergement et des autres soignants vaccinés. De l’autre, des syndicats, dont la CSN, s’y opposant au nom de la « liberté » de leurs membres à refuser le vaccin. Leur désolidarisation étonnante d’un Québec épuisé est irresponsable. Voire même désespérante. Nécessaire Dans ce monde sens dessus dessous, les médecins, pourtant vus comme des « entrepreneurs » centrés tout d’abord sur leurs intérêts pécuniaires, défendent avec altruisme la prédominance des droits collectifs de la société et du bien commun sur les droits individuels de chaque soignant. Au détriment des droits collectifs de la société, des représentants de certains syndicats plaident au contraire pour le droit, purement individuel de chacun de leurs membres le désirant, de refuser le vaccin. Ils brandissent même la menace de multiples griefs et contestations judiciaires. Quelle mouche les a donc piqués ? Là-dessus, je le redis. Je demeure pro-syndicats. Sur cet enjeu social majeur, j’avoue cependant en perdre mon latin. Sur quelle planète vivent-ils ? Nouveau compagnon de route Que pensent-ils d’entendre le chef conservateur Erin O’Toole, opposé lui aussi à la vaccination obligatoire, se vanter maintenant d’avoir la « même position que les syndicats » ? Que pensent-ils de leur nouveau compagnon de route ? Que pensent-ils de voir Jagmeet Singh, chef d’un NPD proche des syndicats, appuyer néanmoins la vaccination obligatoire ? Dans ce fouillis qui, malheureusement, s’amplifie – propre aussi, soit dit en passant, à nourrir les antivax les plus déconnectés du réel –, même le chef du Parti québécois y ajoute son grain de sel. Paul St-Pierre Plamondon se dit favorable à la vaccination obligatoire des soignants, mais contre toute sanction. En lieu et place, il propose d’imposer un test de dépistage par jour à tous les soignants non vaccinés. Bref, d’accommoder pleinement, en temps et fonds publics, la minorité troublante de soignants récalcitrants au vaccin sans raison médicale valable ? Ce n’est pas sérieux. PSPP a raison toutefois sur un élément. Cette pandémie, on le sait, est loin d’être terminée. Raison de plus, pourtant, d’imposer la vaccination aux soignants avec sanctions dissuasives. Lorsqu’on ajoute au portrait les reportages troublants sur des soignants complotistes ou refusant le vaccin parce que « Jésus les protège », on se demande bien qui pourra remettre bientôt de l’ordre dans cette maison qui rend fou. Car il le faudra bien. https://web.archive.org/web/20210831092113/https://www.journaldemontreal.com/2021/08/31/vaccination-a-quoi-jouent-les-syndicats
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030- Vaccination obligatoire enfin au menu JOSÉE LEGAULT 2021-08-26 Partout, le variant Delta, ultra contagieux, se fait de plus en plus menaçant. L’heure de la vaccination obligatoire contre la Covid-19 pour des corps de métiers essentiels est donc venue. Primo, aux crises exceptionnelles des remèdes exceptionnels. Le passeport vaccinal annoncé par le ministre de la Santé, Christian Dubé, en est lui aussi un outil vital. Deuxio, il n’existe aucun « droit » d’une personne de mettre sciemment en danger la santé et la sécurité d’une autre en refusant le vaccin sans raison médicale valable. D’où la nécessité d’imposer la vaccination tout d’abord à tous les soignants. Au privé comme au public. Dès qu’ils sont « en contact prolongé avec les citoyens ». Pour les mêmes raisons, il faudrait aussi l’étendre aux enseignants. Injustifiable Tertio, il serait injustifiable que l’on exige une preuve de vaccination pour aller au resto tout en laissant des soignants non vaccinés « libres » de risquer la santé des gens dont ils doivent prendre soin. Ce matin, s’ouvre enfin une commission parlementaire sur le sujet. Il sera du devoir moral et éthique de tous les intervenants, dont les syndicats, de contribuer pleinement à son application rapide et efficace. Là-dessus, je persiste et signe. Il serait d’une irresponsabilité sociale sans nom de s’y refuser. À ceux qui, néanmoins, seraient tentés à la commission de s’opposer à la vaccination obligatoire, rappelons aussi ceci. Devoir de protéger Imposer la vaccination aux soignants vise à protéger les personnes dont ils prennent soin, mais aussi les employés vaccinés des non-vaccinés et leurs collègues non vaccinés, plus exposés encore au Delta, en les obligeant à recevoir le vaccin. Il en va ici d’une solidarité élémentaire avec la société. D’autant plus que cette pandémie est loin d’être terminée. On le sait maintenant. C’est une merde innommable, certes. D’où l’urgence sur tous les fronts, incluant le port du masque, de ne pas baisser la garde. https://web.archive.org/web/20210826094935/https://www.journaldemontreal.com/2021/08/26/vaccination-obligatoire-enfin-au-menu