@rene_chiche - René Chiche
Il n'y a ni génocide ni nettoyage ethnique à Gaza. Ceux qui affirment cela utilisent des mots dont ils ne connaissent pas le sens ou abusent leurs lecteurs. La liberté d'expression ne dispense pas d'un minimum de rigueur et d'honnêteté intellectuelle.
@rene_chiche - René Chiche
Permettez que je vous dise, cher collègue, puisque vous fûtes professeur avant de devenir député et le redeviendrez, que votre propos sans nuance accumule les raccourcis mensongers et tord les faits. Plus grave, la propagande anti-israélienne à laquelle vous et votre clan participez finit par devenir très dangereuse, surtout auprès des jeunes qui sont par nature toujours enclins à prendre le parti des victimes et que vous abusez. Je me suis déjà exprimé sur le sujet et je considère que vous et vos amis feriez bien de cesser d’exciter les passions si vous ne voulez pas contribuer à la fabrique des futurs assassins de professeurs ! Deux mots sur votre publication. 1) Non, il n’y a pas 2,2 millions de Palestiniens sous les bombes. Les tirs israéliens sont très ciblés et Israël a demandé à maintes reprises l’évacuation des sites qu’il allait frapper – et qu’il allait frapper non pas « en représailles » suite au 7 octobre mais tout simplement pour neutraliser la menace que représente le Hamas. Si Israël voulait bombarder la population palestinienne, il le ferait et en a les moyens. Mais il ne le fera pas car Israël, contrairement au Hamas, respecte la vie. Israël ne vise pas la population palestinienne. 2) Vous citez la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese qui a en effet parlé d’un « risque de nettoyage ethnique » (nota bene : vous ne la citez pas exactement), sauf que cette expression est employée mal à propos, comme l’a très bien expliqué le professeur de droit international François Dubuisson : « Cette expression n’a pas d’existence juridique, elle a été utilisée dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie au début des années 1990 pour qualifier des politiques de la Croatie ou de la Serbie visant à construire des régions ethniquement pures. L’expression a ensuite été reprise par l’Assemblée générale des Nations unies, par le tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, et par la Cour internationale de justice. C’est une manière de caractériser une politique, par exemple un transfert forcé de population – qui peut être un crime de guerre ou un crime contre l’humanité selon son ampleur – ou un génocide, en cas de massacre à très grande échelle. Cependant, si le transfert forcé de population a pour but de protéger la population, il peut être admissible au sein d’un conflit armé et ne constitue pas un crime de guerre. Ce peut être aujourd’hui l’argument d’Israël. Mais tout peut évoluer : le crime pourrait être avéré si par la suite des populations qui auraient pu quitter Gaza étaient empêchées de revenir. De toute façon, Israël n’est pas exonéré de sa responsabilité de protéger les populations civiles lors des bombardements et attaques menées contre le Hamas. » 3) A l’appui de votre dernier mensonge consistant à affirmer qu’Israël annonce « poursuivre le massacre », vous utilisez une capture d’écran qui cite hors de son contexte une phrase extraite d’une déclaration où justement l’armée israélienne demande une nouvelle fois et de toute urgence à la population concernée de quitter la zone des combats à venir. C’est de votre part de la manipulation pure et simple. Vous faites de la propagande, ce qui est indigne et, je le répète, dangereux. Vous auriez pu vous contenter de déplorer les morts civils causés par cette opération qui fait suite à l’attaque et aux exactions barbares du Hamas. Vous auriez pu réclamer dans la dignité que la population civile soit épargnée, et que le Hamas cesse de la prendre en otage. Vous auriez pu enfin dire que vous encouragez le gouvernement français dans l’aide humanitaire et médicale qu’il a décidé d’apporter à la population civile palestinienne. Vous auriez alors été à la hauteur de la situation. Vous préférez la facilité, les postures et la confusion. Ressaisissez-vous !
@Kyle_Copain - KyleCopain
@rene_chiche Ci-gît, René Chiche, détruit par les bombardements de Tsahal.
@MartinMystere88 - Martin Mystère
@Kyle_Copain @rene_chiche En vérité seul le masque qu'il portait a été détruit. https://t.co/yN5jQhVKzw
@rene_chiche - René Chiche
Je découvre avec un peu de retard cet échange de SMS entre Agnès Buzin, alors membre du gouvernement, et Edouard Philippe, alors Premier ministre, qualifiant Didier Raoult de "dingue de Marseille". La loi m'interdit de qualifier comme il se doit de tels individus : vous pouvez deviner ce que j'en pense, et vous serez encore en-deçà. En tant que professeur de philosophie et intellectuel attaché aux Lumières, il m'est extrêmement pénible de constater que dans la France du vingt-et-unième siècle, des demi instruits ambitieux puissent impunément faire passer un homme de science pour un "dingue", qui plus est avec la complicité de journalistes totalement ignares. La crise sanitaire que nous avons connue, d'une ampleur objectivement mineure, s'est cependant doublée dans notre pays, et peut-être aussi dans le monde, d'une crise morale, intellectuelle et démocratique majeure dont nous ne sommes en réalité pas encore sortis. Et compte tenu de l'état déplorable dans lequel se trouvent les systèmes éducatifs des pays occidentaux, nous ne sommes hélas pas prêts d'en sortir ! Un obscurantisme 2.0 et bon chic-bon genre qui se nourrit d'idioties, de grimaces et d'autosatisfaction est en train de mettre à terre des siècles d'efforts patients en vue de répandre les Lumières sur cette terre. En vérité, c'est effrayant.
@rene_chiche - René Chiche
L'Éducation nationale, c'est : - la démission d'un professeur toutes les trois heures - des milliers de postes non pourvus - l'effondrement du niveau scolaire - la distribution de diplômes en chocolat en veux-tu en voilà pour camoufler le désastre Alors les 67 signalements à propos de l'abaya (dont l'interdiction est cependant légitime et justifiée, cf. mon tweet précèdent), bof. Il serait temps que les journalistes parlent d'autre chose, en vérité.